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Media : Le lieutenant Moussodji fait le buzz
Publié le mercredi 25 mai 2016   |  Gabon Review




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A la tête du service Relations publiques et communication du prytanée militaire, Fustel Marien Moussodji a commis une bourde au 20 heures de Gabon Télévision, le 23 mai dernier.

Le passage du chef de service Relations publiques et Communication du prytanée militaire au 20 heures de Gabon Télévision, le 23 mai dernier, à eu l’effet d’une bombe. Venu lire un communiqué relatif au concours d’entrée à cette école, Fustel Marien Moussodji s’est mis en scène dans un moment qui fera date. «Il s’agit d’une occasion singulière donnée aux Gabonais des deux sexes, de poursuivre leur scolarité dans un environnement épargné des grèves», a-t-il déclaré, avant de lancer juste après : «Oh je suis foutu !!! Je suis mort !!!». Le tout en direct !

Malgré l’intervention de la journaliste, il a choisi de ne plus livrer la suite de son message. Que s’est-il donc passé ? Chacun y est allé de son commentaire, notamment sur les réseaux sociaux, inondés, quelques minutes après, de cette vidéo et de nombreuses parodies. Dès lors, certains commentaires ont tourné à la raillerie alors que d’autres, plus mesurés, cherchaient à expliquer cette réaction. Pour le plus grand nombre, il ne fait aucun doute que le militaire a commis une bourde, comme cela peut arriver à tout le monde. «Devant des milliers de téléspectateurs, le lieutenant a mis en doute l’intégrité de la nation tout entière et, partant, celle du chef de l’Etat», a commenté un observateur. «A travers cette affirmation, il a publiquement et internationalement déjugé Ali Bongo, qui s’efforce de redorer tant bien que mal, c’est selon, l’image du pays», a-t-il poursuivi. «Suite à cette erreur grossière et au regard des réalités locales, l’on comprend mieux sa réaction», a réagi un acteur de la société civile.

À la vérité et selon des sources du ministère de la Défense nationale, la phrase dans «un environnement épargné des grèves» figurait dans la première mouture du communiqué. Elle a ensuite été ôtée du fait qu’elle pouvait laisser penser à l’entretien par le pouvoir d’une école gabonaise à deux vitesses : l’une avec grèves, l’autre sans. Il se trouvait cependant que le lieutenant Moussodji avait mémorisé son texte avant que cette phrase ne soit interdite. L’émotion et la pression du plateau de la télévision ont fait rejaillir la phrase interdite. Conséquence : Fustel Marien Moussodji a perdu ses moyens avant d’être sujet à une hausse de tension artérielle ayant amené à l’interner à l’Hôpital d’instruction des armées Omar Bongo Ondimba, communément appelé Hôpital militaire de Melen.

Les mêmes sources militaires indiquent qu’il est encore sous surveillance médicale (à son domicile) et qu’il ne fera l’objet d’aucune sanction. Par contre, pour n’avoir pas respecté les procédures édictées par le ministère de la Défense concernant la communication autour des actions des Forces armées gabonaises, le commandant Eric Ivala, directeur du Prytanée Militaire, a écopé d’une suspension de ses fonctions et a aussitôt été remplacé par son adjoint, le commandant Makaga.



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