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Eglise et tensions politiques au Gabon : quand le clergé reste étonnement muet…
Publié le mercredi 18 mai 2016   |  Gaboneco




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On l’a toujours considérée comme le dernier rempart contre le combat de coqs auquel se livrent les politiques à l’assaut du pouvoir. L’église, souvent réputée pour son rôle moralisateur semble être devenue elle-même un facteur d’ampliation des crises qui secouent notre société aujourd’hui. Et pour cause, les hommes de Dieu et autres ministres du culte apparaissent de plus en plus trempés et corrompus par les politiques qui les instrumentalisent pour se donner un semblant de légitimité.
L’église et la gestion du conflit préélectoral au Gabon. Voilà un sujet qui mérite bien qu’on s’y attarde, au regard des tensions politiques qui secouent de façon dangereuse notre pays. Alors que l’opposition, la communauté internationale et de nombreuses voix s’élèvent ici et là pour reconnaitre l’existence d’une crise politique dans le pays et appellent de ce fait l’ensemble des groupes politiques à s’asseoir urgemment autour d’une table, l’ensemble des clergés de l’église semble briller par son silence absolu. Ce qui vient d’ailleurs éveiller les soupçons de nombreux compatriotes qui voient en ces hommes de Dieu, des êtres on ne peut plus compromis.

Si en République démocratique du Congo par exemple, la conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), a demandé au Président Joseph Kabila de ne plus se représenter à l’élection présidentielle de l’année en cours, en vertu de l’article 220 de la Constitution qui dispose que le président de la République ne peut pas briguer un troisième mandat à la tête de l’Etat, au Gabon, chez les hommes dits ministres de Dieu, c’est le black-out total. Black-out sur les sujets brulants de l’heure, tels l’élection à deux tours, la limitation des mandats présidentiels pour ne citer que ceux-là, qui sont autant de points d’achoppement à l’origine de la crispation politique au Gabon.

Un silence qui en dit long sur le copinage et les accointances qu’entretiennent certains hommes de Dieu avec les cercles politiques. Lesquels hommes de Dieu semblent avoir tronqué la probité morale contre le fric des logis politiques tels qu’ils ont cours dans notre pays. De l’archevêque Basile Mvé Engone de l’église catholique au pasteur Gaspard Obiang de Béthanie, en passant par Jean- Jacques Ekouaghé de l’église évangélique du Gabon, pour ne citer que ceux-là, tous ou presque semblent avoir montré les limites de la neutralité reconnue à l’église dans l’observation de la chose politique. Une démission flagrante ! Ce qui vient remettre en cause la crédibilité même du personnel ecclésiastique en tant qu’autorité morale. Et la dernière sortie du président de l’église évangélique du Gabon, pasteur Ekouaghe qui s’en est pris à l’un des candidats en lice, Jean Ping, pour avoir traité certains de ses adversaires politiques de cafards, semble révélatrice d’une certaine partialité.

Charles Nestor NKANY

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