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Conjoncture économique : Moody’s dégrade la note du Gabon
Publié le mardi 3 mai 2016   |  Gabon Review


Perspective
© Autre presse par DR
Perspective économique : Moody’s tire la sonnette d’alarme


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Le pays vient de voir sa note souveraine chuter de Ba3 à B1, au terme d’une évaluation conduite par l’agence de notation américaine.

Fidèle à sa méthode des «Sovereign Bond Ratings», l’analyste financier américain vient de baisser d’un cran la note souveraine du Gabon. Le pays passe de Ba3, avec perspective de surveillance négative, pour B1, hautement spéculative. Moody’s pointe du doigt la «détérioration des finances publiques» du fait de la chute des prix du pétrole.

Dans son rapport, l’analyste financier relève le recul des revenus du Gabon en part du PIB de 4,5 points entre 2013 et 2015. Les prévisions situent le déficit fiscal à 6% du PIB en 2016, contre 5% en 2015 et 1% en 2014. Alors que de l’autre côté, les besoins en liquidités du pays ont augmenté jusqu’à 10% du PIB en 2015. Une situation qui ne devrait pas varier considérablement jusqu’en 2017. Or, qui dit hausse des emprunts dit augmentation de la pression des intérêts sur les caisses publiques. Moody’s évalue la part des intérêts de la dette à 11% en 2015, contre 5% en 2014. De quoi saper le moral des investisseurs et toucher la confiance des bailleurs. «Le gouvernement fait ce qu’il peut pour limiter l’impact de la rupture des équilibres financiers, notamment en freinant les dépenses publiques, par exemple la réduction des subventions, mais rien n’y fait», souligne l’agence de notation.

Pour boucler ce sombre tableau, Moody’s précise que s’il y a une embellie au niveau des indicateurs fiscaux et des sources de financement externes, elle pourrait réviser ses conclusions. «En l’absence d’une garantie de liquidités, le gouvernement risque de piocher dans sa réserve budgétaire pour combler tout déficit de financement qui pourrait survenir en 2016 et 2017», prévient-elle, rappelant qu’en 2015, le gouvernement a tiré sur ses dépôts à la Banque centrale pour financer une partie de son déficit. D’où une baisse de 15% du niveau de ces réserves.

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