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Opposition : Un divorce consommé entre Ping et Myboto
Publié le mercredi 17 fevrier 2016   |  Gaboneco


Zacharie
© Autre presse par DR
Zacharie Myboto, président de l’ex Union nationale.


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La coïncidence est frappante et révélatrice d’une véritable et imminente scission entre les deux groupes de l’opposition dite radicale au Gabon. Comme deux frères ennemis voulant montrer chacun sa puissance et sa détermination, Zacharie Myboto a célébré, samedi 13 février dernier, le 6ème anniversaire de son parti, l’Union Nationale. Le même jour Jean Ping a annoncé lors de ce qu’il a baptisé « Convention Citoyenne pour le changement et l’alternance Jean Ping 2016 », sa candidature pour à l’élection présidentielle d’août prochain.

Décidemment la journée du samedi 13 février 2016, restera gravée dans la mémoire des Gabonais. Et pour cause ces derniers ont eu droit à un combat à distance entre Zacharie Myboto et Jean Ping. Pour ce qui est de la mobilisation, il est clair que le natif d’Omboué l’a emporté sur le « Prince » de Mounana. L’un soufflant la 6ème bougie de sa formation politique et l’autre annonçant sa candidature à la présidentielle à venir. Un secret de polichinelle ! Loin d’être une simple coïncidence, ces deux événements sont, (comme nous le révélions dans nos colonnes, il y’a plusieurs mois déjà) symptomatiques d’une idylle politique de courte durée entre Zacharie Myboto et Jean Ping, mais surtout vouée à l’échec dès le départ. Une scission n’étonnant pas du tout les observateurs avertis du landerneau politique gabonais. En effet, ses acteurs ont habitué les populations à de nombreuses volte-face et multiples revirements. Des hommes politiques, pour la plupart incapables de tenir leurs engagements et de respecter leurs paroles.

Quand les égos priment sur la raison ?

Et dire que Myboto et Ping dressent le même constat de la gestion du pays. Leur combat, disent-ils, étant de bouter Ali Bongo Ondimba hors du pouvoir. Tels des gamins, les hommes incarnant les deux blocs, les plus « représentatifs » de l’opposition se regardent en chiens de faïence. Plus grave, ils ne manquent pas une occasion de le démontrer, et ce, malgré leurs différentes diatribes proférées à l’encontre d’Ali Bongo Ondimba. C’est donc un truisme d’affirmer que le divorce entre le camp de Myboto et celui de Ping est définitivement consommé.

Les raisons de la déchirure ?

Le camp de Myboto reproche à Ping d’avoir opéré un passage en force en s’autoproclamant, porte étendard du Front de l’Opposition pour l’Alternance à la prochaine élection présidentielle.

Une candidature de Ping, selon l’aile de Myboto, n’obéissant pas au respect de la procédure de désignation, comme l’a clamé le Professeur André Kombila Koumba. Pour sa part, Jean Ping est d’avis que, « comme dans un match de football, si les arbitres et commissaires du match sont pour un camp et que la FIFA confirme la tenue du match, l’équipe joue et cherche malgré tout à remporter la victoire ». Un véritable capharnaüm !

« L’un des blocs de cette opposition navigue à contre-courant et joue le jeu du pouvoir avec lequel il a une entente secrète. De Mba Abessole, Mamboundou et Mba Obame, c’est ainsi que le pays a toujours fonctionné » nous a confié Simangoye, étudiant en droit. Une réflexion digne d’intérêt ! Sinon comment comprendre l’attitude des deux blocs qui, à chacune de leurs sorties, parlent au nom du Front de l’Opposition pour l’Alternance ? Qui est la taupe ? Question qui vaut son pesant d’or.

Comme l’a si bien reconnu Ping, « Dois-je rappeler qu’en dehors de quelques figures, l’opposition gabonaise est responsable par ses actes, par ses silences ou par ses paroles, de la situation actuelle du pays. En le disant j’y prends toute ma part. C’est pourquoi je prends votre engagement comme une voie de rédemption pour chaque homme et chaque femme qui a contribué volontairement ou involontairement, par action ou par omission, a créé le monstre que nous décrions aujourd’hui. Ce monstrueux système est malheureusement aussi notre bébé. Nous devons, pour nous faire pardonner des générations actuelles et futures, pour être en paix avec Dieu et avec mannes de nos ancêtres, réparer notre faute qui passe obligatoirement par un engagement sincère à casser ce que nous avons contribué à construire. Cela nous appel à manifester plus d’engagement et d’humilité. Nous devons laisser ce pays à nos enfants et petits enfants dans un état meilleur que nous l’on laisser nos ancêtres ».

Ce combat de la libération du Gabon, pourtant clamé haut et fort par les deux personnalités doit dépasser les clivages ethniques et personnels. Ne dit-on pas que l’union fait la force ? Dans le cas de figure, pas évident !

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