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Gabon - Industrialisation: Les avancées
Publié le lundi 15 fevrier 2016   |  Gabonlibre


Christophe
© Gabon Review par DR
Christophe Akagha Mba , le ministre des Mines, de l’Industrie et du Tourisme


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Faire du Gabon un pays industriel à l’horizon 2025, tel est le pari des autorités gabonaises. Une ambition prenant lentement forme, même si les défis à relever pour y parvenir sont encore nombreux, les performances de la filière bois, de l’industrie des mines, de l’or renforce l’optimisme du Gabon.

L'industrialisation du Gabon, les autorités publiques y tiennent. Si le processus n’a pas encore atteint sa vitesse de croisière, il n’en demeure pas moins que les performances réalisées ces dernières années dans la filière bois, l’industrie des mines et du manganèse commencent à porter des fruits. Depuis l’interdiction d’exportation des grumes, le chiffre d’affaires de l’industrie du bois a triplé passant de 38 milliards de FCFA en 2009 à 114 milliards de FCFA en 2014. La production des unités de sciage a, durant la même période connue le même essor. Les unités de placage ont augmenté de 70% en moins de cinq ans.

La production de bois transformée, localement, demeure encore marginale en raison de la forte activité au niveau de la première transformation de sciage. Grâce au cluster du meuble de la Zone Economique à Régime Privilégié (ZERP) de Nkok, le rendement de cette branche devrait être dynamisé et de nouvelles opportunités d’affaires seront créées. Pour atteindre ce dynamisme, il s’agira désormais de faciliter des débouchés économiques de la production.

Pour remonter la chaîne des valeurs de l’industrie minière, le Gabon s’est offert un complexe métallurgique basé à Moanda. L’infrastructure offre de nouvelles perspectives économiques et à l’heure où le cours du pétrole brut s’effondre, il se positionne comme un bon palliatif. Entre 2009 et 2014, la contribution de la filière manganèse a augmenté à hauteur de 176 milliards de francs CFA. Cette richesse soutient l’Etat, a profité au Gabon via les redevances à l’Etat.

La production d’or, qui était artisanale et informelle connait cette même poussée économique. Grâce à la structuration de la filière et à son basculement dans l’industrialisation, le Gabon est passé d’une production de 30 kilos d’or en 2009 à une production de 1245 kilos en 2014.

Le secteur agro-industriel a également été redynamisé. La construction de l’usine de transformation d’huile de palme d’Awala Kango, qui produit 45 tonnes d’huile par heure, et emploie 120 personnes permanentes participe de cet essor. La production de cette usine sera commercialisée dans toute la sous-région. La construction de deux autres usines de traitement d’huile à Mouila en 2015 renforce le positionnement souhaité du Gabon entant que producteur agro-alimentaire en Afrique centrale. Malgré ces avancées, les chantiers sont encore nombreux. Le cadre des affaires n’est pas encore véritablement propice pour les investisseurs, associée à la formation absente ou ne permettant pas à l’industrialisation de se matérialiser comme souhaitée.

Ambitions

« Nous allons radicalement améliorer notre cadre des affaires, avec l’opérationnalisation du guichet unique qu’est l’Agence Nationale de Promotion des Investissements, et la mise en œuvre d’un ensemble de mesures de facilitation des affaires, dans le cadre du Pacte National d’Ajustement pour la Compétitivité », c’est la promesse faite par le président de la République Ali Bongo Ondimba lors de l’inauguration des Aciéries du Gabon à Nkok, le jeudi 11 février . Cette réforme, si elle vise à faire accélérer les choses, elle répond avant tout au souci de libéralisation de l’économie gabonaise pour les investisseurs. En effet, par la mise en place de ce guichet, l’Etat espère que l’investissement direct étranger (IDE) pourra compenser en grande partie la diminution de l’investissement public en déclin de 6%.

L’Etat est convaincu que seul le secteur privé pourra garantir à la population l’emploi sur le moyen et long terme. « Ce serait mentir à notre population que leur dire que l’Etat pourra accueillir ces nouveaux chercheurs d’emplois dans la fonction publique », souligne le président de la République pour qui, seule une parcellisation des rôles pourrait garantir l’avenir en termes d’emploi. « Nous devons nous assurer que chacun joue son rôle. Le gouvernement qui facilite le cadre des affaires et le secteur privé qui investit et qui recrute. Si chacun joue sa partition, nous relèverons le défi de la croissance et de la création des 20 000 emplois par an », ajoute-t-il car rien ne tombera du ciel.

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