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Puissant plaidoyer pour électrifier l’Afrique lors du Forum économique mondial de Davos
Publié le lundi 25 janvier 2016   |  Infos Gabon


Tony
© Autre presse par DR
Tony O. Elumelu, homme d`affaires nigérian


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Libreville – Près de 2.500 personnes étaient réunies, comme chaque année, du 20 au 24 janvier 2016 à Davos (Suisse), pour entendre les principaux dirigeants politiques, économiques ou les meilleurs universitaires du monde débattre des tendances de cette nouvelle année, à l’occasion de la 46ème édition du Forum économique mondial de Davos. Dans son propos, le Président de la Banque Africaine de Développement (BAD), Akinwumi Adesina, a exhorté ses pairs à rejoindre le « New Deal pour l’Énergie en Afrique ». Figures politiques et leaders du monde ont réagi à son appel ; Tony O. Elumelu, l’influent homme d’affaires et philanthrope nigérian lui a fait l’écho empirique du secteur privé africain.

Le « New Deal pour l’Énergie en Afrique », initiative du nouveau Président de la BAD a pour objectif l’accès universel à l’électricité d’ici à 2025 sur le continent. Objectif ambitieux pour lequel le Président Adesina a appelé à la mobilisation générale en vue de répondre efficacement au défi de l’électrification en Afrique. Cette initiative nécessite en effet l’adhésion et l’implication de toutes les parties prenantes dont les Etats, les institutions financières et le secteur privé. C’est pourquoi des personnalités du monde politique, des représentants des organisations internationales et du secteur privé ont été invitées à partager leurs expériences à Davos. Parmi elles, Koffi Annan (Président du Africa Progress Panel), Paul Kagame (Président du Rwanda), Alpha Condé (Président de Guinée-Conakry), Ali Bongo Ondimba (Président du Gabon), Hailemariam Delasegn (Premier Ministre d’Ethiopie), Mme Gayle Smith (Administrateur de l’USAID), Marco Lambertini (Directeur Général du WWF), Bono (chanteur irlandais et philanthrope) et Tony Elumelu (philanthrope nigérian et président de Heirs Holdings et de la United Bank of Africa).

La contribution de Tony O. Elumelu, membre du Conseil de l’Energie Durable pour Tous (un partenariat Nations-Unies/Banque Mondiale), co-fondateur et Président de l’Africa Energy Leaders Group, a soulevé la question critique du renforcement des politiques publiques en matière d’énergie. Usant de sa casquette de représentant du secteur privé africain à cette tribune, mais aussi de celle d’investisseur engagé dans le secteur de l’énergie, il a appelé à l’urgence de conduire les réformes adéquates pour encourager l’investissement privé. Il fustige ainsi l’insuffisance des investissements privés : « Après des décennies de discours sur les délestages et autres déficits énergétiques, le discours se transforme en indignation ; l’indignation qu’un secteur aussi vital et lucratif, et à l’impact aussi significatif pour nos économies africaines, attire si peu d’investissements ».

A travers Transcorp Plc, Tony Elumelu a investi dans la plus importante centrale électrique du Nigéria qui représente à ce jour 18% de la capacité installée au Nigéria. En effet, la production a été multipliée par 5 atteignant 715 mégawatts contre 150 mégawatts au moment du rachat de la centrale à l’Etat nigérian il y a 3 ans. Pour poursuivre l’effort d’investissement et atteindre l’objectif de 25% de la production nationale, il se dit confiant dans les pouvoirs publics pour créer l’environnement qui stimulera davantage d’engagement du secteur privé.

Tony Elumelu soutient plus directement l’initiative du Président Adesina qu’il juge audacieuse.

« J’en appelle ici à nos dirigeants politiques africains, aux partenaires au développement, au secteur privé africain que je représente ici, pour travailler ensemble aux côtés du Président Adesina et de la BAD pour faire en sorte que les objectifs du New Deal pour l’Energie en Afrique se réalisent de notre vivant « .

Intervenant à une session parallèle sur les énergies propres, il s’est également exprimé sur la question de l’énergie : « En même temps que je soutiens le développement des énergies propres, j’affirme au même moment que l’Afrique ne peut se permettre d’attendre la maturité de ces sources d’énergie si elle veut accélérer son développement ! « .

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