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Agression de Léon Paul Ngoulakia :« États-Unis d’Akébé », le far West !
Publié le mardi 22 decembre 2015   |  Gaboneco


Léon
© Autre presse par DR
Léon Paul Ngoulakia


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Les agressions sur les hommes politiques deviennent légion dans les « Akébés ». La dernière en date (après Jean Ping) étant celle de Léon-Paul Ngoulakia, le week-end dernier. Des cas ternissant les acquis démocratiques du Gabon, un pays dans lequel les pères fondateurs de la Nation n’ont eu de cesse de travailler à l’édification de la tolérance, du dialogue et de l’unité nationale.



« La règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu’une partie de la vérité et sous des angles différents. », une assertion du philosophe et politicien Ghandi, cadrant parfaitement avec l’actualité du moment. Ce week-end Akébé, un quartier à la réputation pas très reluisante, s’est encore illustré négativement. Léon-Paul Ngoulakia, ancien Directeur Général de la Caistab a réuni ses parents, amis, connaissances, sympathisants et autres curieux, pour dit l’intéressé livrer sa part de vérité sur sa démission du Parti Démocratique Gabonais. Un exercice auquel, il n’a pu se prêter, vu que des quidams ont perturbé manu militari la « causerie ». Un cas loin d’être le premier du genre ! Avant l’ancien patron de la Caistab, Jean Ping a subi le même sort et toujours à Akébé.

Au-delà des passions!

Peu importe, les motifs et prétextes ayant conduit à cette montée de violence, il faut sans ambages condamner l’acte. D’abord, l’irruption du week-end vient confirmer la très mauvaise réputation « des Akébés ». En effet, il est de notoriété publique que ce regroupement de quartiers constitue l’un des terreaux du grand banditisme dans la capitale gabonaise. Plus grave, l’acte posé n’est ni plus ni moins qu’un recul notoire des acquis démocratiques enregistrés au Gabon. De plus, la Constitution gabonaise et la Charte universelle des Droits de l’Homme consacrent toutes les deux le sacro-saint principe de la liberté d’expression. Même dans l’armée, un milieu réputé austère et autoritaire, les militaires expriment bon gré mal gré leurs avis et opinions.

L’impérieuse nécessité d’éduquer les foules

Au-delà des sensibilités, susceptibilités et coloration politique, Il est capital de cultiver le vivre ensemble et la tolérance à tous les niveaux. C’est du moins ce qu’il faut lire en filigrane dans les propos de l’ancien président français François Mitterrand : « La démocratie c’est aussi le droit institutionnel de dire des bêtises ». Ainsi, pour ou contre Jean Ping, Léon-Paul Ngoulakia ou tout autre acteur politique, la violence physique et même verbale ne saurait être de mise. Il est temps que les acteurs du landerneau politique montent au créneau et canalisent les ardeurs de certains militants et sympathisants. La politique est un combat idéologique et non physique. A bon entendeur….

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