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Conjoncture économique: le regard du FMI
Publié le samedi 12 decembre 2015   |  Gabon Review




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A l’issue de sa mission de dix jours au Gabon, le Fonds monétaire international (FMI) a relevé une «conjoncture économique difficile», non sans conseiller quelques ajustements.

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) a séjourné à Libreville du 30 novembre au 10 décembre derniers. Elle y a mené des consultations avec de nombreux officiels. A l’issue de son séjour, la délégation conduite par Montfort Mlachila a rendu ses conclusions. Ce rapport fournit des conseils sur les ajustements à apporter aux politiques macroéconomiques pour faire face à la conjoncture actuelle. Grosso modo, le FMI fait état d’une «conjoncture économique difficile» et d’une «épreuve majeure pour la résilience macroéconomique du Gabon», estimant, par ailleurs, que «la chute des prix du pétrole souligne le besoin de mettre en œuvre la stratégie de croissance à moyen terme mais complique le financement de ce plan». «Malgré d’importants ajustements budgétaires effectués depuis le deuxième semestre 2014, l’endettement public progresse à grande vitesse, alors que les dépôts de l’État et les réserves de change auprès de la banque centrale diminuent», note l’institution financière internationale. «En dépit de cet ajustement considérable et des retards des dépenses d’investissement durant le premier semestre 2015, le choc pétrolier a exercé de nouvelles pressions sur la marge de manœuvre budgétaire, qui continue de se contracter fortement», relève-t-elle.

Sur la base de cet état des lieux, le FMI évoque les risques et opportunités pour le Gabon. L’on apprend ainsi que «les perspectives de croissance se sont détériorées depuis les consultations de 2014», alors que, dans le même temps, «un ajustement budgétaire insuffisant face à la baisse des prix du pétrole continue d’être le risque principal pesant sur les perspectives». Pour y faire face, plusieurs recommandations ont été formulées. En matière de finances publiques, il ya nécessité de «stimuler les recettes non pétrolières en élargissant l’assiette fiscale, essentiellement par le biais d’une réduction des exonérations fiscales et d’une amélioration de l’administration fiscale» et de «diminuer les dépenses courantes ciblées pas ou peu efficaces, en contenant surtout la croissance de la masse salariale et en éliminant les subventions aux carburants restantes, tout en préservant les dépenses sociales».

Le FMI préconise également d’«assurer un financement du PSGE à un niveau adéquat d’investissement public, complété par des financements privés dans le cadre de partenariats public/privé (PPP) sur la base d’une législation appropriée», en plus de «renforcer la gestion des finances publiques en mettant en œuvre la budgétisation par objectif de programme (Bop». Sur le plan financier, il est recommandé de «mettre en pratique rapidement des mesures de sauvegarde dans les banques publiques pour assurer la stabilité du système bancaire à court terme». Dans le même sens, il est conseillé de développer le système financier par la promotion de l’expansion et l’inclusion financières, en améliorant l’accès des PME aux services financiers. La création des bureaux d’information sur le crédit et l’amélioration du fonctionnement des registres du cadastre et du commerce, la simplification des procédures d’enregistrement et de recouvrement des garanties, le renforcement de la défense des droits des créanciers et la mise en œuvre l’initiative de microfinance sont aussi des pistes à explorer.

C’est donc dire l’ampleur de la tâche qui attend le gouvernement. D’une manière générale, le FMI recommande l’amélioration du climat des affaires, la mise en œuvre de réformes structurelles horizontales visant à consolider la compétitivité et la productivité économiques, notamment dans les domaines de l’éducation, des infrastructures et des institutions, une repriorisation des dépenses en maximisant l’impact des ressources limitées à court terme en se concentrant sur la réalisation de projets structurants pour relier différents pôles de croissance et un encouragement à l’intégration régionale afin d’explorer les possibilités de synergies émanant des projets d’infrastructures en cours dans les pays voisins.

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