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UOB : «La grève du mercredi n’en était pas une!»
Publié le vendredi 21 fevrier 2014   |  Gabon Review




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La journée du mercredi 19 février 2014, comme de tradition à chaque début d’année à l’Université Omar Bongo (UOB) a été marquée par un mouvement d’humeur de quelques étudiants réclamant le paiement de leurs bourses d’étude. Mais, ce que d’aucuns percevaient comme une énième grève, aux dernières nouvelles, n’en était pas une, selon le porte-parole des étudiants, Boris Mba.

Pour Boris Mba, porte-parole des étudiants et responsable du comité Welcome Day de l’Université Omar Bongo (UOB), le mouvement d’humeur ayant secoué une nouvelle fois l’établissement d’enseignement supérieur, dans la journée du mercredi 19 février dernier, n’est pas à considérer comme une énième grève des étudiants dudit établissement, habitué du genre. Pour lui, il s’agit plutôt d’une «mauvaise récupération» par «un ensemble d’étudiants mal intentionnés, conduits par un individu parfaitement connu au sein du Département de Droit», de certaines revendications pourtant en traitement au niveau du ministère de l’Education nationale et de l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG).


Ainsi, à en croire le porte-parole des étudiants de l’UOB, tout est parti d’un rassemblement dont les points à évoquer étaient connus d’avance par les étudiants. «Il s’agissait d’une AG (assemblée générale – ndlr) convoquée par la Ligue estudiantine des droits de l’Homme LEDH – ndlr) et le comité Welcome Day qui s’est d’ailleurs déroulé en présence d’un représentant de l’ANBG. Au cours de cette AG, nous nous sommes entretenus avec les étudiants présents sur l’avancement des négociations avec le gouvernement et l’ANBG sur un certain nombre de points dont le principal, les bourses d’étude, qui jusque-là n’ont pas été attribués à plusieurs étudiants de l’UOB. Il n’a nullement été question du lancement d’un quelconque mouvement de grève, mais plutôt d’expliquer aux frères et sœurs que les autorités travaillent sur le cahier des charges que nous leur avons adressé, puis demander de leur part un peu de patience, bien que cela soit assez difficile pour certains», a expliqué Boris Mba.

«Le recteur avait dit, au cours d’une réunion, que désormais la bataille se ferait entre étudiants ; les gendarmes n’auront plus besoin d’intervenir», a lancé, mercredi 19 février, l’administrateur de la page Facebook du Journal AG UOB, comme pour répondre à l’accusation du président du comité Welcome Day. Et d’ajouter : «Pendant que les étudiants se dirigeaient vers le portail en vue de faire appliquer la décision prise en AG, les organisateurs de l’assemblée ont tenté de s’y opposer. Nous avons assisté à un véritable spectacle de désolation entre étudiants. Nous disons juste à ces étudiants qui vont faire semblant de nous représenter que l’ère de la duperie est révolue, l’étudiant est désormais plus que conscient. Nous saluons ces étudiants qui ont clairement exprimé leur lassitude en imposant la volonté de l’assemblé général… Chers autorités, jusqu’à la mise en place de la mutuelle considérez que l’UOB n’a plus de représentant. Personne n’a reçu le mandat de parler au nom de 25 000 étudiants.»

Pourtant, convaincu de sa bonne foi, Boris Mba s’est défendu : «Nous sommes dans une phase déterminante pour l’UOB qui doit désormais s’affirmer comme une université comptant parmi les meilleures du continent. Il en va de notre image à l’extérieur du pays, et les étudiants Gabonais, notamment ceux de l’UOB dont l’image est plus ou moins écornée doivent prendre conscience de cela. Ce n’est pas un aveu de faiblesse de respecter les efforts des autorités qui travaillent jour et nuit, du lundi au dimanche, en collaboration avec dix étudiants représentant l’UOB pour que la question des bourses soit réglée. Ce n’est pas non plus à l’issue de chaque AG qu’il faut engager un mouvement de grève qui, si cela s’est produit, n’a d’ailleurs pas de sens et ne se justifie nullement. Je ne travaille pas pour le pouvoir comme cela se dit depuis un temps, mais je suis pour qu’on marque une pause et qu’on laisse le travail se faire sereinement au ministère de l’Education nationale et à l’ANBG.»

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