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La perpétuité pour les auteurs des crimes de sang avec prélèvement d’organes au Gabon
Publié le jeudi 13 aout 2015   |  Agence Gabonaise de Presse


La
© Autre presse par DR
La garde à vue de Maixent Accrombessi, directeur de cabinet du président du Gabon, Ali Bongo Ondimba


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LIBREVILLE– Le gouvernement gabonais a annoncé, lundi soir à Libreville, que les crimes de sang avec prélèvement d’organes et autres mutilations des victimes sont dorénavant imprescriptibles et condamnés de la perpétuité, dans un communiqué publié à l'issue du conseil des ministres, réuni dans la journée, par le président Ali Bongo Ondimba.

Le communiqué fait également savoir que les viols et autres agressions sexuelles aggravées portant sur les mineurs comme sur les adultes sont désormais punis de la réclusion criminelle.

La prescription du viol sur mineurs court désormais à partir de l'âge de la majorité et non plus à la date de la commission de l'acte, poursuit le communiqué qui annonce, par ailleurs, la création d'un tribunal spécial et d'une cour d'Appel spéciale chargés de la répression de la délinquance financière et économique.

Les deux juridictions spéciales sont également chargées de réprimer les grands trafics, les nouvelles formes de criminalités et des crimes de sang aggravés des prélèvements d'organes et autres mutilations de victimes ou tout autre acte de barbarie moyenâgeuse, souligne le communiqué.

Les nouvelles dispositions viennent combler un vide juridique préjudiciable aux victimes des crimes de sang et des abus sexuels dont les auteurs semblaient couverts par l'impunité.

Elles interviennent après la grande marche contre les crimes de sang organisée à Libreville, en mai 2013 par les responsables de la société civile et les communautés religieuses.

A cette occasion, le président Ali Bongo Ondimba avait demandé aux magistrats de faire correctement leur travail, afin que cesse l'impunité. Ce n'est pas normal que les « voleurs de poules soient mis en prison, alors que les vrais délinquants et criminels sont toujours en liberté », avait déclaré le chef de l'État, ajoutant que « la justice ne punit que les pauvres ».
IM/FSS

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