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Santé publique : Les comptes
Publié le samedi 4 juillet 2015   |  Gabon Review


Léon
© Autre presse par DR
Léon Nzouba, ministre de la Santé


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Les résultats des comptes de la santé font état de 282,378 milliards de francs de dépenses en 2012, contre 338,581 milliards en 2013, soit 3,1% et 3,5% du Produit intérieur brut (PIB) de chacune de ces années.

Outil de suivi des flux des ressources du système de santé d’un pays, les résultats des comptes, sur la période 2012-2013, ont été restitués à la faveur d’un atelier qui s’est tenu le 3 juillet courant à Libreville. Ces résultats fournissent des indicateurs sur le financement du système de santé. Ils regroupent un ensemble d’informations économiques et financières et peuvent être utilisés comme un instrument de diagnostic afin d’identifier les problèmes d’allocation des ressources, proposer des pistes de solution et évaluer le degré de progression vers un objectif déterminé.

A l’ouverture des travaux, le ministre de la Santé a révélé que les dépenses totales du secteur pour 2012 et 2013 sont respectivement de 282,378 milliards de francs et 338,581 milliards, soit 212,234 milliards en dépenses de fonctionnement et 70,5 milliards en formation du capital, en 2012 ; et 246,886 milliards de fonctionnement et 91,694 milliards en formation de capital, pour 2013. «Ces dépenses représentent 3,1% et 3,5% du Produit intérieur brut (PIB) des années 2012 et 2013», a déclaré Jean-Pierre Oyiba, soulignant : «Les dépenses de santé per capita sont évaluées à 152 038 francs pour 2012 et 178 350 francs pour 2013».

Au titre du financement des soins de santé, ces derniers ont été pris en charge par l’administration publique à hauteur de 45,24% pour 2012 et 44,50% pour 2013 ; la sécurité sociale pour 16,12% en 2012 et 19,79% en 2013 ; les régimes volontaires de paiement à hauteur de 10,26% en 2012 et 6,87% en 2013 ; les paiements des ménages pour 28% en 2012 et 28,59% en 2013 ; le reste à hauteur de 0,39% en 2012 et 0,25% en 2013. «L’analyse des différents résultats montrent que le gouvernement reste le plus gros bailleur de la santé au Gabon et finance pour plus de 61% des dépenses courantes de santé (DCS)», a poursuivi le ministre de la Santé. A cette analyse s’ajoute le constat selon lequel plus de 68% en 2013 des dépenses des ménages restent associées à la consommation.

L’on note également que les infections des voies respiratoires restent le troisième poste de dépense après le paludisme et les traumatismes. Comme pour les précédents comptes, les dépenses publiques représentent moins de 15% des dépenses totales du gouvernement, soit 11% pour l’année, les ménages étant le deuxième plus gros contributeur. «Les défis que notre pays doit relever en matière de santé sont énormes. De plus, l’analyse de ces résultats et de notre système de santé révèlent encore plusieurs dysfonctionnements qui expliquent la faible performance dans nos systèmes de santé», a reconnu Jean-Pierre Oyiba, soulignant : «La mise en commun de l’ensemble de nos efforts et de nos réalisations nous permettront d’avoir un système de santé efficient, performant et au service des populations».

Présent à l’ouverture de cet atelier, le représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), pour sa part, a affirmé que «la restitution des résultats des comptes de la santé 2012-2013 (…) constitue un jalon important dans le cadre de l’institutionnalisation des comptes de santé au sein du ministère de la Santé». Boureima Hama Sambo s’est félicité de ce que le montant consacré pour l’accès aux soins par habitant au Gabon, soit six fois supérieur à la norme minimale (44 dollars). Il s’est aussi réjoui de la part des dépenses publiques de santé rapportée aux dépenses générales du gouvernement. «Certes notre pays a progressé, mais il demeure que les efforts consentis doivent être reconnus et encouragé pour qu’à terme, le seuil de 15% soit atteint, conformément à l’engagement des chefs d’Etat au sommet d’Abuja en 2002», a-t-il indiqué. «Les comptes de la santé sont un outil d’aide à la décision. Il ne s’agit pas simplement de les élaborer mais que les résultats servent à prendre des mesures correctrices dans l’affectation des ressources», a-t-il conclu.

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