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Vers des solutions pour combler le faussé numérique entre les Etats africains
Publié le mercredi 10 juin 2015   |  Agence Gabonaise de Presse


Séraphin
© Autre presse par DR
Séraphin Moundounga, ministre de l’Education nationale


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LIBREVILLE - Le ministre de la justice Garde des Sceaux, représentant le Chef de l’Etat empêché, Séraphin Moundounga, a ouvert mardi à Libreville, les travaux du 15ème Colloque Mondiale des Régulateurs (GSR), sous le thème « Attention à la fracture numérique ! Mesures d’incitation réglementaires visant à concrétiser le potentiel du numérique’’ dont l’objectif est de mener des réflexions en vue de combler le faussé numérique entre les Etats du continent africain.

Considéré comme l’un des plus grands rassemblements au monde de spécialistes des politiques des technologies de l’information (TIC), du secteur public et privé, le Colloque mondial des régulateurs (GSR), organisé par Union internationale des télécommunications (UIT) vise à stimuler un débat approfondi entre experts, de partager des connaissances et d’échanger sur les bonnes pratiques.

A cette occasion, Séraphin Moundounga, a rappelé que ces dernières années, le large bande a été au centre d’une révolution dans le monde, tout en étant un facteur de croissance.

S’appuyant sur le rapport 2014 de l’IUT sur la société de l’information, il a indiqué que plus de 3 milliards de personnes sont désormais en ligne et les technologies de l’information et de la communication continuent à accroître, à un rythme soutenu dans la quasi-totalité des pays du monde.

De même, a-t-il poursuivi, le nombre d’internautes à doublé en 2014, grâce aux avancées de l’internaute et de la téléphonie mobile en Afrique. Une évolution également observée au Gabon.

En effet, durant la même période le nombre d’internautes est passé de 160.000 à 1.150.000, soit un accroissement de plus de 75.8% en 5 ans.

Dans le même temps, le parc des abonnés de téléphonies mobile au Gabon, est passé de 1.800.000 à 2.900.000, enregistrant une croissance de 62% et traduisant par la même occasion, le dynamisme des TIC en terre gabonaise.

En dépit de ces données encourageantes, le pari est loin d’être gagné. Selon le ministre, le niveau de pénétration du large bande fixe, reste encore très faible dans le continent africain. Sur 4.3 milliards de personnes qui n’utilisent pas encore internet 88% vivent dans les pays en développement.

Aussi, l’accès à la large bande des réseaux fixes est-t-il beaucoup plus déplorable. Le continent ne compte que moins de 0.5% d’abonnés de plus. Selon le même rapport 2014, l’indice moyen de développement des TIC en Afrique reste nettement inférieur à celui des autres pays du monde.

Plus préoccupant, a poursuivi le ministre Moundounga, les services proposés sont au-dessus des revenus des populations. Une réalité qui se justifie par l’insuffisance des investissements dans ce secteur.

Pour sa part, le Directeur du bureau de développement des télécommunications de l’UIT, Brahima Sanou, a indiqué que le mobile jouera un rôle essentiel pour la fourniture de contenus Internet, aussi bien dans les pays en développement que dans pays développés.

"Les incidences sont importantes et potentiellement très intéressantes pour des marchés comme le Gabon où, le mobile est déjà la plate-forme d’accès par défaut. Un acquis qui permet aux innovateurs de concevoir des solutions et des services susceptibles de s’imposer sur le marché mondial", a-t-il suggéré.

Le président de l’Agence de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), Lin Mombo s’est, quant à lui, félicité des avancées du Gabon dans le secteur mobile.

A ce propos, a-t-il relevé, le pays avait enregistré un taux de pénétration du mobile de100%, lequel approche, grâce la stratégie de développement mise en place, les 200% actuellement.

La rencontre de Libreville, rassemble les régulateurs, les hauts responsables de la réglementation d’entreprises privées, les analystes des politiques et autres parties prenantes de premier plan du secteur des TIC.

ERAN/CEMM/JPN

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