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Santé : Le Gabon à la 115e place des pays où il fait bon être maman
Publié le jeudi 7 mai 2015   |  Gabon Review


Léon
© Autre presse par DR
Léon Nzouba, ministre de la Santé


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La maternité est une expérience plus ou moins aisée selon l’endroit où se trouve la femme concernée. D’après le classement annuel de l’organisation non gouvernement américaine «Save the children», présenté le 4 mai dernier, les Gabonaises ne sont pas bien loties.

Les conditions pour vivre une maternité plaisante sont encore loin d’être réunies au Gabon. Dans le rapport 2015 des «pays où il fait bon d’être mère», le pays occupe la 115e place mondiale. Loin d’être un scoop, ce constat a, depuis longtemps, été dressé par les pouvoirs publics, y compris l’épouse du président de la République, initiatrice en mai 2014 d’une caravane dénommée «Gabon profond maternité» pour mieux comprendre la problématique de la santé maternelle et infantile. «Aujourd’hui encore, trop de Gabonaises ne bénéficient pas des compétences d’une sage-femme, d’une salle d’accouchement, des médicaments nécessaires pour éviter des complications lors de l’accouchement», soulignait alors Sylvia Bongo. Une année plus tard, les chiffres ne sont guère encourageants : le pays enregistre 94 décès pour 1000 naissances vivantes, le taux de mortalité infantile est de 56.1 pour 1000 naissances vivantes et, les femmes ne jouissent que de 12,4 années de scolarité et de 16,2% de siège au gouvernement.

Pour établir ce palmarès de 179 États, l’organisation non gouvernement américaine «Save the children» s’est appuyée sur les données chiffrées sur le risque de décès maternel dans chaque pays en prenant en compte la proportion entre les grossesses et les décès, l’espacement des naissances ou encore les conditions dans lesquelles se trouvent les mères après avoir donné la vie. Elle a aussi utilisé les éléments sur le bien-être des nouveau-nés et les soins reçus par la mère avant, pendant et après la grossesse. «Le bien-être de la mère est intimement lié à la santé et au bien-être de son enfant», rappelle un porte-parole de «Save the children». Autres critères importants ? Le système éducatif. Pour l’organisation américaine, «lorsqu’une fille est éduquée, son enfant a plus de chances d’être en bonne santé et d’être bien éduqué». «Save the children» inclut également le niveau de revenus des mères en se basant sur le revenu national brut par habitant. Enfin, elle prend en considération le statut politique des femmes et leur participation à la vie publique.

Le classement de cette année est dominé par la Norvège, meilleur pays du monde pour être mère suivie de la Finlande, première en 2014, et de l’Islande, du Danemark, de la Suède, des Pays-Bas, de l’Espagne, de l’Allemagne, de l’Australe et de la Belgique. À l’inverse, la Somalie a été désignée comme le pire pays pour une jeune maman. Devant lui, neuf autres pays africains dont la Sierra Leone, la République centrafricaine ou encore la République démocratique du Congo. Les conflits armés qui sévissent dans la plupart de ces régions justifient de telles places.

Pour inverser la tendance, le rapport recommande d’améliorer la santé des citadins pauvres en assurant une couverture de santé universelle. Tous les gouvernements doivent s’engager pour que «les objectifs de la nutrition de l’assemblée mondiale de la Santé soient remplis », note le rapport. Ce dernier appelle, par ailleurs, à «élaborer des plans urbains complets et intersectoriels», «à investir dans la collecte de données» et à «mobiliser des ressources pour mettre fin aux décès évitables des enfants dans les zones urbaines pauvres».

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