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Des produits périmés à Siat Gabon
Publié le jeudi 9 avril 2015   |  Gabon Review


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© Autre presse par DR
Des produits périmés à Siat Gabon


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Filiale d’une entreprise belge, le leader national de l’agro-industrie est en passe de défrayer la chronique. Des inspecteurs ont découvert, dans ses stocks, pas moins de 3 000 sacs de sel industriel périmé entrant dans la composition de son produit Pursavon.

Siat Gabon, leader de l’agro-industrie au Gabon, est suspectée d’utiliser des produits avariés pour la fabrication de l’un de ses produits phares : le savon Pursavon. L’affaire a été révélée par le quotidien L’Union dans sa livraison du 8 avril 2015. Selon notre confrère, la brigade provinciale de contrôle phytosanitaire du Moyen-Ogooué a effectué une inspection inopinée de l’usine de Lambaréné. Le résultat en a été la découverte de près de 3 000 sacs de sel industriel périmé, utilisé dans la fabrication du savon vendu sur le marché local.

Le quotidien rapporte que trois sites ont été inspectés : le laboratoire, le magasin de stockage et le service du personnel. Il indique que dans le laboratoire, trois kits d’analyse d’eau périmés ont été découverts tandis que dans le service du personnel, aucun certificat médical d’employé n’a été présenté, suscitant ainsi des doutes sur l’état de santé des travailleurs. Mais le plus grand problème reste les sacs de sel périmé qui ont été découverts dans le magasin. Ce sont plus de 69 000 kilogrammes de sel servant à la fabrication de ce savon qui ont été reconnus impropres à la consommation et à l’utilisation. Le quotidien met aussi en lumière le fait que le document justifiant et notifiant cette inspection indique qu’ «en fin de contrôle, Siat Gabon s’est acquitté de la redevance d’un montant de 400.000 francs à verser au Trésor public : compte N°480125J», précisant que le procès-verbal de cette mission de contrôle ne fait mention que de 320 sacs de sel. Du coup, l’on se demande ce que sont devenus les autres sacs manquant à la liste.

Cette opération exhale donc des effluves de corruption. Autrement dit, le sel incriminé pourrait être utilisé par l’entreprise qui ne souhaite pas endosser les pertes relatives à cette défectuosité. Au regard de ce qui précède, il y a, sans doute, des maillons de la chaîne qui n’ont pas bien fonctionné. Ce qui implique que la potentielle mise sur le marché de produits fabriqués avec ces éléments impropres représente déjà un danger sanitaire pour le pays entier dans la mesure où ces produits sont écoulés sur le marché local.

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