Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Gabon    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Société
Article




  Sondage



 Nous suivre

Nos réseaux sociaux



 Autres articles


Comment

Société

Les dockers gabonais de Bolloré en colère contre un plan de licenciement de 147 employés
Publié le mercredi 11 decembre 2013   |  Gabonactu




 Vos outils




Les dockers gabonais du célèbre groupe français Bolloré ont organisé mardi une assemblée générale suivi d’un sit-in devant la direction générale de leur société au port d’Owendo dans la périphérie de Libreville pour protester contre un plan de licenciement de 147 employés pour des raison économiques, a constaté un reporter de Gabonactu.comPlus d’une centaine de salariés, en majorité de femmes, se sentant directement visés par le plan social en cours d’élaboration par la société ont participé à la réunion en milieu de matinée sous un soleil accablant.« Nous ne voulons pas de licenciement, nous voulons travailler », ont scandé les ouvriers durant l’assemblée générale tenue quasiment sous les fenêtres de leur directeur général, Yves Debiesme resté trop longtemps au téléphone dans son bureau vitré.

Les employés ont dit ne pas comprendre les raisons d’un tel licenciement, leur entreprise affichant une « excellente santé financière ».

« Si le DG est venu pour envoyer les gabonais au chômage, nous demandons à notre tour son départ du Gabon », a déclaré sous les acclamations un des nombreux délégués du personnel remonté contre ce plan social.

57 employés ont déjà quitté la société à Port-Gentil. Tous ont préféré le plan social proposé par la direction de l’entreprise. Après la capitale économique, 2ème base économique de Bolloré, le groupe qui compte actuellement 1 350 travailleurs à temps plein, veut s’attaquer à ses effectifs de Libreville pour réduire ses charges d’exploitations.

80 à 90 employés de Libreville doivent quitter la société à une date non encore communiquée. « Nous ne voulons pas de ça surtout de la part d’un directeur général qui traite les africains de macaques », a ajouté un porte parole assis sous une tente dressée à l’entrée principale du siège de la société.

« Ces propos nauséabonds n’ont jamais été prononcés par notre Directeur général », a plaidé un cadre européen de la société en présence d’un autre cadre gabonais ayant participé à la réunion au cours de laquelle ces propos racistes auraient été prononcés par M. Debiesme.

Mise à part cette polémique, la direction générale de Bolloré Gabon reconnait qu’un plan social est en préparation dans ses bureaux de Libreville à cause des mauvaises performances de l’entreprise notamment dans son volet manutention du bois.

De 2009 à octobre 2013, la filiale SAGA Gabon a perdu 5,3 milliards de FCFA. La perte a été de 11,3 milliards de FCFA entre 2009 et octobre 2013 chez SDV dont l’activité principales a toujours été la manutention du bois, selon un cadre de la société s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

En janvier 2009, le gouvernement gabonais avait interdit l’exportation des billes de bois, ce qui a provoqué une perte de l’ordre de 52% du chiffre d’affaires de Bolloré Gabon. L’entreprise ne s’était pas séparée de ses employés. Elle avait réorienté les salariés concernés dans d’autres secteurs mais la rentabilité a tardé à revenir d’où la nécessité de mettre à la porte les 147 employés.

Les salariés qui déplorent un manque de dialogue disent qu’ils durciront leur mouvement au cas où le groupe ne recule pas. Un grave climat de suspicion pèse entre les grévistes et leurs collègues qui ont choisi de rester à leur poste de travail. Les uns taxent les autres d’être des traîtres à la solde de l’administration. Les non grévistes soupçonnent les grévistes d’être de mauvaise et d’être animés par un esprit de sabotage.

 Commentaires