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Vers un effet papillon autour de Lucie Milebou-Aubusson ?
Publié le mardi 24 mars 2015   |  Gabon Review


Lucie
© Autre presse par DR
Lucie Mboussou née Milebou-Aubusson, nouvelle présidente du Sénat


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Depuis les changements intervenus à la tête de la chambre haute du Parlement gabonais, des mouvements majeurs sont annoncés dans certaines institutions du pays. S’il a déjà été question sur ces pages web de la nomination -probable ou possible- de Rose Francine Rogombé au poste de vice-président de la République, d’autres propositions seraient sur la table.

Le régime actuel qui dit ne pas faire de la géopolitique tout en la faisant, même si elle n’est pas aussi strictement et aussi judicieusement appliquée que sous l’ère de «Papa Bongo», va bien être, semble-t-il, obligé de régler l’équation Gisir qui se pose à lui : comment éviter de garder à la tête de deux institutions constitutionnelles, le Sénat et le CNC, et d’un ministère régalien – l’Intérieur – trois personnalités originaires du «Pays Gisir», alors que, par exemple, aucune personnalité issue de la Nyanga ne dirige une haute institution ?

Jean-François Ndongou, plénipotentiaire ?

Jean-François Ndongou a été nommé président du Conseil national de la Communication (CNC) en mars 2014, soit deux mois après le remaniement ministériel intervenu en janvier et qui avait vu la nomination, au ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique, de l’Immigration et de la Décentralisation, de Guy-Bertrand Mapangou. Jusque-là, aucun problème ne semblait se poser. «Mais, spécule un ancien ministre originaire de Tchibanga, chef-lieu de la province de la Nyanga, depuis la désignation de Lucie Milebou-Aubusson à la présidence du Sénat, certaines choses pourraient être revues pour ne pas donner l’impression que des provinces comme le Moyen-Ogooué et la Nyanga comptent pour du beurre». «Franchement, quand nous les Nynois, nous avons appris que Madame Rogombé ne serait pas reconduite, nous avons cru que cela nous profiterait, parce que depuis le débarquement de Mboumbou Miyakou de la présidence du Conseil économique et social, nous n’avons plus grand-chose», ajoute l’ancien ministre.

Naïl Germain NGoyo Moussavou en route pour le CNC ?

Aujourd’hui, certaines hypothèses sont avancées qui font état de la (très) probable arrivée de Germain Ngoyo Moussavou, 58 ans, actuel ambassadeur du Gabon en France, à la présidence du CNC, tandis que le titulaire de ce poste serait nommé ambassadeur à Paris. Jean-François Ndongou, 54 ans, connaît les arcanes de la diplomatie pour avoir occupé, pendant près de quatre ans, les fonctions de ministre délégué aux Affaires étrangères. Il avait même assuré l’intérim dans ce ministère au moment où Jean Ping, son supérieur hiérarchique d’alors, assumait de 2001 à 2002, les prestigieuses fonctions de président de l’assemblée générale des Nations-Unies. Pour sa part, Ngoyo Moussavou est connu pour être un proche d’Ali Bongo depuis le pas si lointain courant des Rénovateurs. Après l’avoir nommé dans la plus prestigieuse des missions diplomatiques du Gabon, Ali Bongo pourrait favoriser l’arrivée de ce proche au CNC. D’autres sources indiquent que s’il devait rester au gouvernement, Guy-Bertrand Mapangou ne serait pas forcément reconduit à l’avenue de Cointet où son action est bien trop peu lisible. De plus, sur le plan politique, l’intéressé est boudé dans sa ville natale de Fougamou, malgré les images sympathiques diffusées par la télévision publique. Lorsqu’il convoque des réunions, très peu de militants se sentent concernés, sauf si ces réunions sont organisées au domicile d’un ancien ministre, membre du Conseil consultatif des Sages…

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