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PDG et Ndemezo’Obiang : Un seul être vous manque et tout est dépeuplé
Publié le lundi 2 mars 2015   |  Gabon Review


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© Autre presse par DR
Opposition: La marche du front reportée


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Le parti au pouvoir continue sa saignée avec le départ, le 28 février 2015, de celui qui a fait tomber le Morena et son fondateur Simon Oyono Aba’a à Bitam. Il rejoint l’opposition avec armes et bagages, de nombreux cadres du PDG de Bitam ayant décidé de le suivre.

Plus qu’un responsable avisé, c’est un stratège, une bête politique, que vient de perdre le Parti démocratique gabonais (PDG). René Ndemezo’Obiang, 67 ans, ancien ministre, ancien secrétaire général adjoint et ancien porte-parole du PDG, s’en est allé hors des rangs du parti au pouvoir. Il dit ne plus se reconnaître dans ce parti «autiste, insensible, inactif et surtout atteint de cécité», selon un de ses proches.

Le départ de René Ndemezo’Obiang du PDG montre à quel point le parti au pouvoir a du mal à garder ses hauts cadres, ses stratèges, sa mémoire. L’ancien ministre de la Communication qui avait réussi, à la fin des années 90, à mettre l’opposition sous l’éteignoir dans sa ville de Bitam, notamment le Mouvement de redressement national (Morena), a le mérite d’avoir «PDGisé» le chef-lieu du département du Ntem avec une stratégie bien huilée en sciant la branche aux morénistes, en arpentant régulièrement la ville, en allant recueillir les besoins des populations, en capitalisant leurs crispations et déceptions diverses et variées, en devenant en fait le réceptacle des désillusions de ses concitoyens lors de la présence à l’Assemblée nationale, pour le compte de Bitam, de Simon Oyono Aba’a, opposant historique d’Omar Bongo. «Politiquement, Ndemezo c’était Bitam, et Bitam, c’était Ndemezo», dit fièrement un conseiller municipal et ancien maire du chef-lieu du Ntem.

Oui, René Ndemezo’Obiang a incontestablement beaucoup fait à Bitam. Mais, il n’a pas compris pourquoi la hiérarchie du parti ait voulu absolument l’humilier à travers des militants plus jeunes envoyés «en service commandé». Il n’a pas compris pourquoi le PDG accepte si peu la critique en son sein. Il n’a pas compris pourquoi le PDG tient à «brûler» ses icônes.

Il a donc décidé de rallier le camp d’en face, le Front uni de l’Opposition pour l’alternance. C’est désormais avec Jean PIng, Jean Eyeghé Ndong, Didjob Divungi di Ndinge, Jacques Adiahénot, Pierre-André Kombila, Paulette Missambo, Jean de Dieu Moukagni Iwangou, Benoît Mouity Nzamba, et Pierre Amoughé Mba, un autre ancien de l’AGEG, et d’autres encore, qu’il a choisi de cheminer politiquement.

La conséquence de cette démission est le départ d’autres militants de premier plan à Bitam. De nombreux membres du Conseil national auraient en effet décidé de suivre leur mentor dans sa marche vers l’opposition. Notamment Macaire Edzang Ondo, Jeanne Mfoulou Ondo et Emmanuel Edou Eyene, se raconte-t-il.

A la question, «cela va-t-il faire paniquer le PDG ?», un journaliste de L’Aube (suspendu) a laissé entendre : «Non. Mais le symbole est fort pour ce que l’homme a été au sein du PDG. Ce parti perd définitivement le Woleu-Ntem. Fonceur stratégique, Ndemezo va chercher à fédérer ceux de sa tribu à Oyem et ce n’est pas Ona Ondo qui pourra le contrer. Son mandat de député est remis en jeu, mais à moins de la fraude dont est coutumier le PDG, René va rafler la mise et rester député de Bitam malgré l’existence d’un Ondo Methogo en perte de charisme.»

La démission de René Ndemezo’Obiang montre aussi qu’en réalité, le PDG ne se porte pas bien dans le septentrion. L’on se souvient en effet que quelques mois après son départ du «2-Décembre», Raymond Ndong Sima a démissionné du Bureau politique de ce parti. Le 5 mars prochain, son livre «Quel renouveau pour le Gabon ?» doit paraître à Paris. Il y dissèque la gouvernance Ali Bongo.


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