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Les zones humides encore peu protégées au Gabon (Association)
Publié le lundi 16 fevrier 2015   |  Agence Gabonaise de Presse


Célébration
© Autre presse par DR
Célébration la journée mondiale des zones humides sous le thème : « les zones humides pour notre avenir »


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LIBREVILLE - Le président de l’association Génération Eau-claire, Jean-Noël Eya a déclaré samedi, au Cap Estérias (nord de Libreville) que les zones humides ne sont encore suffisamment protégées au Gabon, à l’occasion de la célébration la journée mondiale des zones humides sous le thème : « les zones humides pour notre avenir ».

« Comment comprendre que ce soit une simple association qui célèbre cette journée, quand on connait son importance ! », s’est-il insurgé le président de l’association Eau-claire, Jean-Noël Eya, lors de la célébration la journée mondiale des zones humides sous le thème : « les zones humides pour notre avenir ».

Ce cri d’alarme, intervient au lendemain des pluies orageuses d’une rare violence, qui ont englouti de nombreuses habitations. Pour le président de l’association Génération Eau-claire, Jean-Noël Eya, « à chaque intempérie (qu’) on enregistre des décès et cela ne peut plus durer ». Pour lui, il faut prévenir les catastrophes devenues fréquentes, du fait de la relative négligence affichée par l’ensemble des acteurs impliqués dans les questions des zones humides.

La cause évidente, dit-il, ce sont les constructions anarchiques sur les zones humides. Le plan de déguerpissement amorcé par l’Etat sur ces zones s’essouffle quasiment. D’où son étonnement : « Où en est-on ? ». Une question à laquelle aucun interlocuteur ne peut répondre, dans la mesure où aucune administration n’a le mandat express de s’occuper des questions relatives aux zones humides au Gabon.

Le 1er maire adjoint de la commune d’Akanda, Ernest Ogandaga qui prenait part à la cérémonie, a indiqué pour sa part, que la planification du développement local passe par un travail en synergie des administrations de l’Agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC), des eaux et forêts et le ministère de l’Intérieur. « Les constructions anarchiques actuelles sont un danger pour les zones humides et même pour les zones tampons sur lesquelles il est important d’investir », a-t-il ajouté.

La cérémonie s’est déroulée à l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) en présence des représentants des organisations internationales, notamment le représentant de la FAO. Le choix du Cap Estérias n’est pas fortuit. L’ENEF est située dans la forêt classée de la Mondah, une zone humide.

Les interventions de la représentante de l’ANPN, du représentant de la direction générale des écosystèmes aquatiques, des élèves des clubs écologiques scolaires, de l’association CADDE, ont permis de cerner l’enjeu d’une gestion optimale de ce secteur.

Les zones humides sont indispensables pour les avantages infinis ou « services écosystémiques » qu’elles procurent à l’humanité, de l’apport d’eau douce à l’alimentation et aux matériaux de construction en passant par la biodiversité, la maîtrise des crues, la recharge des nappes souterraines et l’atténuation des changements climatiques. Sa gestion peut également prévenir la survenue des maladies hydriques.

Signataire de la convention RAMSAR, un accord prescrivant aux pays qui s’engagent à inscrire au moins une zone humide sur la liste des zones humides d’importance internationale, le Gabon (qui en compte neuf) peine encore à assurer efficacement la sécurisation de ces zones. Habitat anarchique proche ou dans ces espaces, exploitation abusive de la biodiversité etc…conséquences : dégâts importants.


AMM/IM/LPM

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