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Vers une riposte militaire régionale à Boko Haram
Publié le mercredi 4 fevrier 2015   |  Nouvelles du Gabon


Boko
© Autre presse par DR
Boko Haram


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Addis Abeba – La 24ème Session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) débouche sur une mobilisation des énergies contre Boko Haram. Projet d’une force militaire régionale et recherche de solutions politiques : en marge du sommet, Ali Bongo Ondimba a rencontré les présidents tchadien, congolais et guinéen, ainsi de hauts représentants iranien et russe.

De Nkosazana Dlamini Zuma, qui préside la Commission de l'Union africaine, au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, en passant par le président sortant de l’Union Mohamed Ould Abdel Aziz, tous réclament une prise de conscience face à la menace. « Une réponse collective, efficace et décisive » doit être formulée. Principale préoccupation sécuritaire sur l’ensemble du continent, le cas ‘Boko Haram’ était bel et bien au centre de la réunion des chefs d’Etat vendredi 30 et samedi 31 janvier

En réunion à huis-clos, comme au fil des audiences, les dirigeants africains ont précisé leurs intentions en vue de créer une riposte multinationale armée de 7500 hommes, à la mesure du danger terroriste. "Nous sommes tous concernés par la brutalité de Boko Haram », a martelé M. Ban. Plus que jamais attentif à l’évolution de la situation au nord du Nigéria et du Cameroun – avec près de 13000 morts déjà ! -, le Président de la République a saisi l’occasion de cette conférence panafricaine pour engager des échanges de haut niveau en marge des sessions de l’Union. Aux côtés de ses homologues tchadien, congolais et guinéen, le Chef de l’Etat a procédé à une analyse détaillée des déterminants d’une crise insurrectionnelle qui appelle la mise en place urgente de pare-feu coordonnés dans la région du lac Tchad. Les quatre leaders ont exprimé leur engagement à s’impliquer de manière décisive, notamment par le financement de renforts humains et matériels. Convié aux débats, l’ancien ministre centrafricain Jean-Jacques Demafouth a évoqué les questions soulevées par la fin de la transition en RCA.

Les questions épineuses liées au développement du continent n’ont pas non plus été occultées lors de ce sommet : jeunesse et emploi, développement durable et bouleversements climatiques. Quant à la mise en œuvre de l’Agenda 2063 – la feuille de route officielle de l’UA -, elle sera l’affaire de la Banque africaine de développement et de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique. Suite aux ravages d’Ebola, la Commission, en collaboration avec l’Ethiopie, va se pencher sur les aspects juridique et financier de la création d’un centre africain de lutte.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères en charge du monde arabe et de l’Afrique, Hossein Amir Abdollahian, a également été reçu par le Président de la République durant son séjour à Addis Abeba. Une opportunité pour évoquer les perspectives d’investissement du géant perse au Gabon et transmettre au Chef de l’Etat une invitation à se rendre à Téhéran.

Lors d’une seconde audience, Ali Bongo Ondimba s’est entretenu avec Mikhail Bogdanov, le vice-ministre russe des Affaires étrangères qui conduisait la délégation du Kremlin en Ethiopie. Il fut question de la consolidation des relations bilatérales mais aussi, avec les représentants de Gazprom, numéro 1 mondial du gaz et acteur majeur du pétrole, des opportunités économiques à saisir.

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