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Les ministres africains souhaitent des financements des infrastructures hydrauliques et sanitaires
Publié le vendredi 30 janvier 2015   |  Xinhua


Ouveture
© AFP par ELIAS ASMARE
Ouveture du 23e sommet de l`Union africaine
Jeudi 26 juin 2014. Malabo (Guinée équatoriale).


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Une allocation budgétaire appropriée dans les programmes hydrauliques, sanitaires et hygiéniques est impérative pour permettre aux pays africains de maintenir leur croissance économique et le renouveau de leur société, ont déclaré jeudi à Addis Abeba des représentants gouvernementaux et des experts lors d'une réunion tenue en marge du Sommet de l'Union africaine (UA) à Addis Abeba.
Les ministres ont appelé de leurs voeux des investissements massifs dans les infrastructures hydrauliques et sanitaires pour lutter contre la pauvreté, la maladie et la famine endémiques.
"Les programmes hydrauliques et sanitaires ont occupé une place centrale à l'ordre du jour de nos débats pour planifier un nouveau départ du continent. Nous appelons constamment nos gouvernements à accorder à ces secteurs une attention égale à celle de la défense lors de la programmation budgétaire", a déclaré Mansour Faye, président du Conseil ministériel africain sur l'eau (AMCOW).
La réunion est destinée à passer en revue les progrès accomplis dans le Plan d'action de Kigali en vue d'intensifier les succès obtenus par rapport aux objectifs hydrauliques et sanitaires en Afrique.
Lancé en juillet 2014, le Plan d'action de Kigali vise à relancer les politiques et financements consacrés aux secteurs de l'approvisionnement en eau, du traitement des eaux usées et des systèmes sanitaires et hygiéniques.
La Banque africaine de développement a promis 350 millions de dollars pour financer des interventions stratégiques face à la crise hydraulique et sanitaire dans dix pays africains identifiés dans le Plan d'action de Kigali.
"Nous comptons les mois avant l'expiration du délai des objectifs du Millénaire en matière de systèmes hydrauliques et de sanitation. Malheureusement, un grand nombre de pays africains sont loin de leur réalisation. Cela réclame un changement de politique, de culture, de législation et de priorités de financement", a déclaré le président de l'AMCOW, également ministre sénégalais de l'Eau.
Les ministres présenteront aux chefs d'État et de gouvernement africains un ensemble de propositions destines à redynamiser le programme en matière d'eau et de systèmes sanitaires, a-t-il dit.
"Le président du Rwanda convoquera une session spéciale avec ses collègues samedi pour discuter des avis d'experts sur l' expansion de l'accès aux services hydrauliques et sanitaires sur le continent", a déclaré M. Faye.
Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, a indiqué que certains pays africains avaient exploré une variété de stratégies de mobilisation des ressources pour faire face aux insuffisances de financement des secteurs hydrauliques et sanitaires.
"Nous avons lancé un certain nombre d'initiatives continentales pour renforcer le financement des systèmes hydrauliques et sanitaires. Ces efforts commencent à payer et nous espérons que cette dynamique sera maintenue", a déclaré M. Mushikiwabo.
La Banque africaine de développement a annoncé qu'elle soutiendrait les interventions communautaires et technologiques pour résoudre la crise hydraulique et sanitaire en Afrique.
Le vice-président de la Banque en charge de l'agriculture, de l' eau et des ressources naturelles, Aly Abou-Sabaa, a déclaré que l'investissement dans les innovations développées à l'échelle nationale était une mesure essentielle pour répondre aux pénuries d'eau et aux systèmes sanitaires inadéquats en Afrique.
"Ces pays ont besoin d'argent pour installer de nouvelles infrastructures, mais les investissements dans la technologie auront un impact profond dans les domaines connaissant une pénurie en eau", a déclaré M. Abou-Sabaa.

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