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Onep-Gouvernement : Les négociations de la dernière chance ?
Publié le dimanche 18 janvier 2015   |  Gabon Review


Le
© Autre presse par DR
Le professeur Daniel Ona Ondo, premier ministre du Gabon


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Résolu à trouver une issue à la crise qui mine le secteur pétrolier depuis plusieurs semaines, le Premier ministre a adressé une correspondance à l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) dans laquelle il s’étonne de la persistance du mouvement et invite le syndicat à une séance de travail le 20 janvier prochain à Libreville.

Au point mort depuis plusieurs semaines, les négociations entre le gouvernement et l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) pourraient reprendre bientôt. C’est du moins ce que laisse suggérer un courrier du Premier ministre, daté du 15 janvier et adressé au secrétaire général de l’Onep. Daniel Ona Ondo réagit à la correspondance de Paul Aimé Bagafou sur les propositions de sorties de crise. «Tout en saluant cette initiative qui participe de votre sens élevé du patriotisme, je note avec satisfaction que vos propositions ne sont pas éloignées de celles proposées par le gouvernement depuis le début des négociations», écrit le chef du gouvernement, qui joint à sa missive un tableau récapitulatif des points inscrits à l’ordre du jour des négociations et les propositions des parties.

Sur la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), ce tableau rappelle ainsi que «le gouvernement ne peut envisager aucune mesure de suspension des prélèvements car prévue par la loi et pouvant porter atteinte au principe de solidarité de l’assurance maladie». Le gouvernement a ainsi proposé la baisse du plafond de 6 millions à 2,5 millions de francs ; la réduction permanente de la pression fiscale avec la défiscalisation du bonus et de la retraite complémentaire ; la révision de l’assiette en réduisant l’indemnité de logement/ou la prime de transport ; la mise en place de la commission CNAMGS avec tous les partenaires sociaux pour définir les nouvelles conditions de gestion paritaire intégrant les représentants des employeurs et des salariés ; une étude actuarielle pour un nouveau système de prélèvements (taux, assiette…) et une harmonisation avec les systèmes privés d’assurance maladie.

Sur la question de la CNAMGS, l’Onep et les 36 organisations du secteur privé et parapublic avaient, pour leur part, fait des propositions semblables à celles du gouvernement, exceptée la réduction provisoire de la pression fiscale et du taux de prélèvement de 2,5% à 1%. En somme le gouvernement estime qu’alors qu’il lui offrait une solution, «l’Onep a opté pour une solution temporaire de baisse du taux de prélèvements qui, après l’étude actuarielle demandée par la commission CNAMGS, sera certainement revue à la hausse».

Concernant le licenciement des deux délégués du personnel de Perenco, le tableau récapitulatif indique que la position du gouvernement est claire depuis le début des négociations: «Les règles en matière d’embauche font que le gouvernement ne puisse exiger d’une entreprise le recrutement d’un salarié au risque de nuire au climat des affaires». Sur ce point, le gouvernement a proposé le paiement de dommages et intérêts dans le cas où la responsabilité de l’Etat serait engagée et la négociation de mesures d’accompagnement social dans le cas inverse. Sur cette question, l’Onep a proposé le paiement de dommages et intérêts, estimant que la responsabilité de l’Etat est engagée. Au final, «la proposition de l’Etat reste telle qu’inscrite dans le procès-verbal du 12 décembre 2014, que l’Onep a refusé d’amender et signer séance tenante». «Là encore, permettez notre étonnement qu’il ait fallu six semaines de grève pour réaliser que la solution a toujours été sur la table», ironise le Premier ministre.

Le prochain point est celui de la grève à Oil Lybia Gabon, où la position des deux parties est commune et consignée dans le procès-verbal de non consignation du 5 décembre 2014, amendé et validé le 12 décembre dernier. L’Onep et la direction générale d’Oil Lybia sont donc tombés d’accord. «C’est un mois après, soit au bout de six semaines de grève, que l’Onep accepte enfin de valider ces propositions», lance le Premier ministre. Le licenciement à STSI est le dernier point inscrit dans ce tableau récapitulatif. Sur ce point, par lettre du 12 novembre 2014, l’inspecteur spécial du travail chargé du secteur pétrolier a répondu favorablement à la requête de l’Onep en annulation des actes posés par monsieur Lechien en qualité de directeur. «Cette décision a été confirmée par le directeur général du Travail et de l’Emploi et soutenu par le gouvernement suite au recours intenté par STSI Boccard», assure Daniel Ona Ondo.

L’Onep, pour sa part, propose aujourd’hui de se satisfaire des deux correspondances de l’administration du Travail comme voie de résolution de ce préalable. Là encore, a ironisé le chef du gouvernement, «il aura fallu à l’Onep six semaines de grève pour s’accorder avec l’administration sur le fait que depuis le 12 novembre 2014, le gouvernement avait déjà répondu de manière positive à cette requête». Daniel Ona Ondo réitère tout de même «la volonté du gouvernement à parvenir à un accord qui réglerait définitivement le différend». D’où la séance de travail prévue le 20 janvier à Libreville.


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