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Ces hauts fonctionnaires qui optent pour des mandats politiques richement payés
Publié le mercredi 17 decembre 2014   |  Gabon Review


Assemblée
© Autre presse par DR
Assemblée nationale: les députés lors d’une cérémonie à la présidence de la République


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La Fonction Publique n’a de cesse de voir partir un grand nombre de ses hauts cadres vers des sphères politiques qui disposent de «belles perspectives de pension-retraite».

Carlos Okinda, haut fonctionnaire au ministère des PME ; Martin Péké, haut fonctionnaire de la Primature ; Paul Koumba Zaou, haut fonctionnaire au ministère de la Forêt… Répertorié de mémoire, une vingtaine ces hauts fonctionnaires se sont fait élire sénateurs samedi dernier dans de nombreuses circonscriptions. Ils n’étaient pourtant pas mal lotis, pour la plupart, puisqu’ils occupaient les fonctions de directeur général, directeur général adjoint d’administration centrale, voire de secrétaire général de ministère, mais sans doute est-ce du au fait que la Fonction publique n’assure pas des retraites confortables à ses agents.

Après tant d’autres, ces hauts fonctionnaires vont connaître, pendant six ans, les joies d’une vie dans un hémicycle ? En fait, après avoir été des intermittents en politique, ils s’ouvrent l’une des «portes royales» de la politique : le Sénat. Une institution avec ses privilèges, ses avantages, ses belles perspectives de pension-retraite… Parce que, disent un certain nombre d’entre eux, il s’agit de s’assurer des retraites paisibles, comme seul sait en offrir la politique (mais aussi le secteur privé), à travers notamment le Parlement et les institutions constitutionnelles.

D’autres avouent aimer la surexposition médiatique que va leur procurer leur nouvelle vie. Il est vrai qu’après avoir été secrétaires généraux de ministère ou directeurs généraux, ils ont pris goût à la notoriété, aimant se laisser aller à une visibilité médiatique. Les chaînes de télévision assurent, on le sait, à travers leurs principales éditions d’information, une visibilité aux élus du Sénat et de l’Assemblée nationale. Parmi les nouveaux élus, certains croient savoir que la médiatisation peut permettre d’accéder à des strates encore plus élevés, le Parlement pouvant être considéré comme un «vivier» pour premier-ministrables et ministrables.

Mais bien d’observateurs s’accordent à dire que la plupart des hauts fonctionnaires sont avant tout attirés par les belles perspectives de pension-retraite qu’offre le Sénat. La sphère politique, parlementaire notamment, est la seule qui ne connaît ni grève, ni un quelconque mouvement d’humeur, parce que tout y est régulé. Les hommes politiques y savent qu’ils ont reçu un cadeau inespéré de l’Etat : les pensions-retraite allant de 1,06 million de francs CFA mensuel (pour les députés et sénateurs) à 2,6 millions de francs CFA en moyenne (pour un ancien ministre ayant siégé au gouvernement pendant au moins trois ans), en passant par 1,8 million de francs (pour un ancien Conseiller-membre du CNC ou de la Cour Constitutionnelle). Même après un seul mandat, tout député ou sénateur qui se retire de la vie publique obtient ce niveau de pension-retraite.

Dans le même temps, à l’indice le plus élevé et à la fonction administrative la plus importante dans la hiérarchie (secrétaire général de ministère, par exemple), un haut fonctionnaire qui n’a pas eu un mandat politique ou qui n’a pas servi dans une grande institution constitutionnelle, mais qui aura servi l’Etat pendant trente ans ou plus ne percevra que 590.000 francs CFA de pension mensuelle ! Il faut le reconnaitre, l’Etat n’en donne pas beaucoup à ses hauts cadres. Le Gabon a choisi de n’en donner qu’à ses représentants politiques.

Les syndicats en sont donc arrivés à réclamer dans leurs cahiers de doléances le relèvement du point d’indice et l’augmentation du SMIG, seuls éléments susceptibles de permettre l’amélioration de leurs pensions-retraite, fruit du labeur de toute une vie professionnelle.

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