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Droits d’auteur : Les remontrances de Norbert Epandja à Ali Bongo
Publié le mardi 2 decembre 2014   |  Gabon Review




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Alors qu’Ali Bongo a été élevé au rang de sauveur des artistes gabonais, le chanteur, défenseur acharné des droits d’auteur, affirme qu’il n’en est rien. Pour lui, le président de la République a plutôt transformé le Gabon en «désert culturel».

Visiblement remonté contre le président de la République, le directeur général du Bureau gabonais des droits d’auteur (Bugada) l’exprime dans un courrier daté du 29 novembre dernier. Norbert Epandja s’offusque de la création d’un organe de gestion des droits d’auteur parallèle au Bugada, mis en place par le Syndicat des artistes (SYA) le 27 avril 2012. Il estime, en effet, qu’en s’emparant de «la gestion des droits d’auteur par la force, (Ali Bongo a) tué (le) Bugada» qui, en trois mois seulement d’activité, s’est doté d’un siège, de deux véhicules, d’ordinateurs et autres outils de travail. Tout ceci «à partir de rien et sans aucun financement de l’Etat» alors même qu’«il devait commencer à payer les droits d’auteurs à partir de mars 2014».

Or, un an et neuf mois après la mise en place du Bugada par les pouvoirs publics, les artistes n’ont toujours rien perçu de cet organisme. «Et cela ne me surprend pas que deux de mes anciens collaborateurs, que cette structure a récupérés et dressés contre moi (…) perçoivent déjà des redevances de droits d’auteur sur le terrain, sur ordre de mission du directeur général, en utilisant un faux tampon, un faux carnet de reçus et une fausse signature», affirme Norbert Epandja, qui soutient qu’Ali Bongo ne veut pas des droits d’auteur au Gabon pour «continuer à opprimer les artistes».

Taxé d’«opposant radical» par des proches du président de la République, en l’occurrence le secrétaire général de la présidence, Norbert Epandja dit porter cette étiquette depuis 1987, «date à laquelle (il s’est) engagé dans un combat pour les droits d’auteur». Car, soutient-il, «dans notre pays, dénoncer une injustice ou revendiquer un droit est synonyme de faire de l’opposition». Réaffirmant son assertion selon laquelle «le salut des artistes gabonais n’est plus entre les mains d’Ali Bongo», il met au défi le président de la République de «citer un seul acte (qu’il a) posé en faveur des artistes gabonais», depuis son accession à la magistrature suprême en 2009.

Pour le chanteur, Ali Bongo a transformé le Gabon, qui dispose de l’un des patrimoines culturels les plus riches au monde, «en un désert culturel où le spectacle, les orchestres, les expositions, les représentations théâtrales, les danses traditionnelles et modernes, les festivals, ont disparu» et où les radios, télévisions, bars, boîtes de nuit et autres, «ne diffusent plus que de la musique étrangère au point de nous demander si le Gabon a encore une identité».

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