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Gabon: fin du bras de fer entre l’Etat et le pétrolier chinois Sinopec
Publié le vendredi 17 janvier 2014   |  AFP


Addax
© Autre presse par DR
Addax Petroleum


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L'Etat gabonais a signé un accord mettant fin au bras de fer économique et judiciaire engagé avec Addax Petroleum, filiale du pétrolier chinois Sinopec, qui s'était vue retirer l'exploitation d'un gisement de brut, une première au Gabon, a-t-on appris mardi de source officielle. L'accord signé entre le gouvernement gabonais et le groupe Sinopec/Addax "met définitivement un terme à tous les différends existants", a déclaré le ministre du Pétrole Etienne Ngoubou lors d'une déclaration à la presse.

Il "permet le rétablissement d'un climat de confiance indispensable à la poursuite de bonnes relations d'affaires entre les deux parties, eu égard aux relations d'amitié existant entre la Chine et le Gabon", a ajouté le ministre.

Au coeur du conflit, le gisement d'Obangue (sud-ouest, production d'environ 9.000 barils/jour) dont l'exploitation a été retirée à Addax en décembre 2012 puis confiée à la nouvelle compagnie publique gabonaise, Gabon Oil Company (GOC). Officiellement, Addax a été sanctionnée pour avoir manqué à différentes "obligations contractuelles" fiscales, douanières et environnementales.

Le pétrolier avait porté le contentieux devant la cour arbitrale de la Chambre internationale de commerce de Paris, mais les négociations continuaient en parallèle pour trouver un accord à l'amiable.

Selon le ministre, Addax a reconnu le préjudice causé à l'Etat gabonais, "dont le montant cumulé estimé excède le milliard de dollars US". Au terme de l'accord, un nouveau contrat d'exploitation et de partage de production a été signé pour 10 ans avec la compagnie sur trois autres champs pétroliers sur lesquels elle opérait déjà.

Par ailleurs, la compagnie nationale GOC a "opéré avec succès le champs d'Obangue" depuis un an, s'est félicité M. Ngoubou.

Depuis des mois, ce différend faisait craindre à certains acteurs de la filière une dégradation du climat des affaires au Gabon, où les recettes du pétrole représentent officiellement 60% du budget.

"On n'aurait jamais dû en arriver là, surtout avec un opérateur comme la Chine qui investit tellement ici, qui construit des routes,...", avait estimé sous couvert d'anonymat un expert des questions pétrolières au Gabon: "quel message envoie-t-on aux investisseurs?".

L'Etat doit attribuer ces prochains mois une série de licences d'exploration en offshore profond et très profond et mise sur d'importantes découvertes.

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