Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Gabon    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Société
Article




  Sondage



 Nous suivre

Nos réseaux sociaux



 Autres articles


Comment

Société

Ministère de l’Intérieur : « Toute marche publique doit recueillir au préalable l’aval du ministère de l’Intérieur »
Publié le vendredi 14 novembre 2014   |  Gaboneco


Jean
© Autre presse par DR
Jean Eric Nziengui Mangala, Porte-parole du ministère de l’Intérieur


 Vos outils




 Vidéos

 Dans le dossier

Suite à la marche des différents syndicats, le lundi 10 novembre dernier, le ministère de l'Intérieur s’est exprimé par la voix de son porte parole, Jean Eric Nziengui Mangala qui a rappelé que chaque manifestation doit être réglementée par le ministère de l'Intérieur.

La revendication n'est-elle pas un droit légitime au Gabon? Si les négociations entre le gouvernement et les syndicats publiques n'aboutissent pas, ces derniers ne peuvent-ils pas changer d'interlocuteur pour essayer de sortir de la crise? Telle était la démarche des syndicats qui ont assiégé l'Assemblée nationale dans le but de rencontrer son premier responsable afin de lui soumettre leurs requêtes.

La marche pacifique des syndicats qui s’est déroulée lundi 10 novembre a suscité des réactions au ministère de l'Intérieur qui, par la voix de son porte-parole, mercredi 12 novembre sur les antennes de Gabon Télévision, a affirmé que « la demande d’autorisation pour l’organisation de cette marche n'a pas été faite au ministère de tutelle ».

Ces différents syndicats auraient donc violé l'article 5 de la loi subdivisée, selon le communiqué signé du ministre délégué à l'Intérieur. En effet, cette loi stipule que « Toute réunion publique est soumise à l'obligation d'une déclaration préalable sur le lieu, le jour et l'heure, tout en déclarant l'identité et le lieu d'habitation des organisateurs trois jours francs au moins et 15 jours avant la date de la réunion ».

Certains manifestants, à la suite de ce communiqué du porte-parole du ministère de l'Intérieur, ont crié à la "manipulation".

« Notre marche était pacifique. Nous n'avons rien cassé. Nous voulons juste que nos droits soient respectés et travailler dans de bonnes conditions. Les forces de l'ordre ont assisté à notre marche. Nous sommes entrés à l'Assemblée nationale, nous avons rencontré et discuté avec le premier responsable de cette institution. Cette marche est intervenue car avec le chef du gouvernement, nous n'arrivions plus à communiquer.

A présent, nous attendons le 17 novembre pour pouvoir discuter directement avec le chef de l'Etat. En quoi notre démarche était-elle mauvaise? Dans d'autres pays, les marches sont faites de façon spontanée, surtout quand il s'agit de formuler des revendications. Il ne faut pas abuser et l'excès de zèle de certains ministres va leur porter préjudice. Si nous avions demandé l'autorisation de marcher pacifiquement, celle-ci nous aurait-elle été accordée? Oh que non! Que le ministre de l'Intérieur ne nous confonde pas avec les opposants. Nous voulons simplement que les points inscrits dans nos cahiers de charges soient respectés », a confié un syndicaliste sous couvert de l'anonymat, à la rédaction de Gaboneco.com.

Face à cette communication du ministère de l'Intérieur, certains se demandent si cette réaction n'est pas partiale, dans la mesure où de nombreuses marches organisées par des alliés du Parti Démocratique Gabonais (PDG) se déroulent aisément, tandis que celles des syndicats, étudiants ou opposants sont très souvent interdites.

Cependant, la déclaration du ministère de l'Intérieur constitue aussi une sorte de mise en garde, car, lors des marches pacifiques non autorisées, de nombreux infiltrés, étrangers à la manifestation, ont souvent été à l’origine de troubles à l’ordre public, allant même jusqu’à affronter les forces de l’ordre présentes pour encadrer la marche.

Alors, qu'en sera- t-il de la marche décidée par l'opposition ce jour?

 Commentaires