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Ndong Sima Super héros
Publié le jeudi 2 janvier 2014   |  Gabon Review


Raymond
© Autre presse
Raymond Ndong SIMA, premier ministre


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Arrivé à la primature le 27 février 2012 avec la particularité d’être le premier «Premier ministre» non originaire de l’Estuaire de l’histoire du Gabon, Raymond Ndong Sima est l’homme le plus coté sur la scène nationale, en ce début d’année 2014. Des ménages aux banques de la capitale bondées de monde, en passant par les transports en commun, une expression est récurrente, «s’il n’y avait pas cet homme la fin de l’année là serait autre». Des choses et d’autres entendues dans les rues.

Parce qu’il a tenu le pari du rappel des soldes des fonctionnaires avec son équipe gouvernementale, notamment le ministre du Budget, des Comptes Publics, Christiane Rose Ossouka Raponda, les Gabonais ne se privent pas, depuis le 30 décembre 2013, de faire des éloges, d’émettre des bénédictions et des félicitations à l’endroit du Premier ministre. Ce, malgré que le nom Ndong Sima était jusque là décrié par bien de médias et de citoyens pour l’immobilisme de son équipe et son manque de poigne vis-à-vis de certains de ses ministres.

Dubitatifs jusqu’en début du dernier week-end de l’année écoulée, les fonctionnaires gabonais ont retrouvé le sourire le lundi 30 décembre 2013, décrété par certains comme le «lundi de bonne nouvelle et de la réalisation des projets». Et le pompier de la République émergente, ainsi qu’on le nomme est à l’origine de cette reprise (momentanée ?) de la bonne humeur. Il en va de l’interprétation et de l’appréciation de chacun.

De par sa ténacité à camper à son poste de Premier ministre jusqu’à ce que le président Ali Bongo Ondimba décide lui-même de le démettre de ses fonctions, malgré que le porte-parole de celui-ci lui a presque demandé de démissionner, Raymond Ndong Sima malgré les difficultés à coordonner les actions et des dissonances au sein de son cabinet gouvernemental, se voit aujourd’hui attribuer la réussite du paiement des rappels. Passant ainsi, du statut de «Premier ministre mou» à «Super Premier ministre». Car, pour plusieurs observateurs, il aurait réussi là où plusieurs avant lui ont échoué, notamment avec cette histoire de rappels de salaires.

«Cet homme n’est pas comme les autres, toujours souriant peu importe les circonstances, tempérant même quand c’est lui qui a raison, très effacé et discret même lorsqu’il peut faire du bruit pour certaines réussites», a laissé entendre un usager de transport en commun dans une conversation. «Ce monsieur doit me dire, qui est son nganga, car c’est trop facile, qu’il soit le premier Gabonais non originaire de l’Estuaire à être Premier ministre et celui-là qui est toujours disponible pour courir éteindre le feu que ses collègues ministres émergents allument», a-t-il ajouté.

«C’est un Premier ministre ou ministre de résolution de conflit ?», s’est interrogée une dame, ironique, qui proposait que le président Ali Bongo lui crée un poste de ministre de la résolution des crises sociales car, soutient la dame, «il le mérite pour avoir toujours favorisé la discussion et la concertation avec les partenaires sociaux peu importe les issues des rencontres».

Le payement des rappels tant attendu et négocié par les partenaires sociaux est pour Laurent, médecin au Centre hospitalier universitaire de Libreville, une très bonne chose, mais cela ne devrait pas amener les Gabonais à oublier que l’équipe gouvernementale actuelle n’est pas à la hauteur de ses missions et qu’il reste beaucoup à faire dans la résolution des revendications des organisations syndicales qui se succèdent devant la clôture de la Primature.

«Depuis samedi, je suis surpris d’écouter les louanges que chantent certains de mes frères et sœurs fonctionnaires à l’endroit du Premier ministre et son équipe, parce qu’ils ont vu leurs noms affichés. Ce n’est pas un cadeau, c’est notre dû. Et c’est par la faute de nos gouvernants que nous sommes arrivés à accumuler tout cet auprès de l’État. Et Ali Bongo n’ignorait pas ce qui l’attendait quand il a pris le pouvoir», soutient le même membre du corps médical.

«Ce n’est pas parce que le rappel est payé que 2014 est acquis pour lui et son gouvernement. Ce n’est qu’un point parmi tant d’autres que les partenaires sociaux réclament. Et pendant que nous y sommes, pourquoi cette opération qui fait leur fierté, ne peut-elle pas être dupliquée pour les ex-agents de la Caisse nationale de sécurité sociale, les déflatés de Gabon-télécom et les professionnels des médias afin de régler leurs problèmes ? Après les fêtes, une fois que les dettes seront épongées et les projets lancés, qu’on ne s’étonne pas de voir les Gabonais monter au créneau en début d’année 2014» pense un fonctionnaire rencontré dans une file d’attente devant sa banque.

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