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Gaspillage d’argent public : Emmanuel Zué demande des comptes
Publié le mercredi 24 septembre 2014   |  Gabon Review


Emmanuel
© Autre presse par DR
Emmanuel Zué, le président de la Confédération générale des Petites et moyennes entreprises et industries.


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Le président de la Confédération générale des Petites et moyennes entreprises et industries (CGPMEI) entend demander l’ouverture d’informations judiciaires sur la gestion du projet de réhabilitation des 10 aéroports provinciaux du Gabon, la gestion du dossier de la gabonisation de la profession de conducteurs de taxi et les dérogations d’introduction des navires dans les ports du Gabon.

Surfant sur le climat créé par les enquêtes liées aux malversations supposées dans le cadre des fêtes tournantes, le président de CGPMEI a exigé l’ouverture d’une information judiciaire sur les «travaux de réhabilitation des 10 aéroports gérés par l’unité d’exécution du projet». Pour Emmanuel Zué, si l’argent a été décaissé sans servir au financement des travaux, il a ensuite été restitué par certaines entreprises en charge des travaux. Or, il n’est pas revenu dans les caisses. «A ce jour, c’est le contribuable gabonais qui se charge de rembourser cette dette contractée par l’Etat qui s’est volatilisée dans les couloirs du ministère des Transports», a-t-il déclaré, se demandant «comment autant d’argent a pu se volatiliser». Aux autorités publiques d’y répondre…

Pour mémoire, le projet de réhabilitation et de modernisation des aéroports regroupait 4 lots dont la construction des aérogares, de tours de contrôle, de logements annexes ainsi que la réhabilitation de chaussées et de clôtures. L’opération concernait les villes de Lambaréné, Koulamoutou, Tchibanga, Oyem, Bitam, Franceville, Port-Gentil, Makokou et Omboué. Le tout pour un coût de 41 milliards de francs, supporté par l’Etat gabonais et les bailleurs de fonds (BAD, BID, BDEAC et fonds Koweitien), respectivement à hauteur de 16 et 25 milliards de francs.

Visiblement décidé à faire la lumière dans le secteur des transports, Emmanuel Zué a évoqué la gabonisation des emplois de chauffeurs de taxi, un projet initié par l’association «Tous derrière Ali 9 provinces» dont il est le président. «De 2011 à 2013, des fonds ont été alloués à ce projet et la gestion scabreuse qui s’en est suivie mérite un regard. Il est inadmissible que des compatriotes qui ont la responsabilité quotidienne de la mise en œuvre de la politique nationale de développement continuent à confondre le portefeuille personnel et familial avec les deniers publics consacrées au plus grand nombre», a-t-il tonné, appelant à la «remobilisation de tous les jeunes de la première heure de cette initiative», avant de réclamer «le remboursement des sommes perçues par le groupe mafieux qui a eu la responsabilité de la gestion de ces fonds dont certains sont actuellement en fonction au ministère des Transports».

Se prononçant sur les dérogation d’introduction des navires dans les ports du Gabon, le président de la CGPMEI a rappelé que les «dispositions de l’article 4 de l’arrêté 0001 du 04 février 2014 fixant les conditions de délivrance des autorisations d’introduction des navires, ne stipulent nulle part qu’en l’absence du ministre en charge de la Marine marchande, c’est le directeur général de la marine marchande qui est habilité à signer les autorisations ». «Le laisser-faire du ministre des Transports face à cette irrégularité nous amène à nous interroger sur l’objectivité du traitement de ces dossiers». Le problème ici soulevé date d’avril 2012.

Pour réclamer justice, Emmanuel Zué a annoncé que la Confédération générale des Petites et moyennes entreprises et industries se porte partie civile et entend solliciter du tribunal de Libreville l’ouverture d’une information judiciaire autour de ces différents dossiers.

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