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Un incendie tue deux enfants à Nzeng Ayong
Publié le mardi 23 septembre 2014   |  Agence Gabonaise de Presse




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LIBREVILLE Deux enfants de sexe féminin ont trouvé la mort dans un violent incendie d’une maison survenu dans la nuit de dimanche à lundi dernier, à Nzeng Ayong Dragage dans le 6ème arrondissement de Libreville.

Selon de sources concordantes, les deux filles, une âgée de 9 ans et l’autre un nourrisson de près de quatre mois ont péri dans les flammes parce que les personnes venus sur les lieux ont cru qu’elles avaient été évacuées avant que le feu n’embrasse toute la maison en planche.

Un voisin de nationalité béninoise a été le premier a arrivé sur les lieux et a réussi à extirper quatre enfants avant que les flammes ne se propagent sur toute la demeure.

Il a déclaré avoir bien vu la fillette de 8 ans et les quatre autres enfants qui étaient au niveau du salon et lui a même intimé l’ordre de sortir de la maison et s’est ensuite empressé de sortir les autres.

C’est alors qu’il réveille tous les autres voisins pour venir tenter de contenir le feu. Les enfants étaient en pleure non loin de la maison qui se consumait déjà entièrement.

« J’ai réussi à sortir les enfants avant que le feu n’atteint le salon. Heureusement que je ne dormais encore. Ce qui a tiré mon attention c’est le bruit d’une détonation, je sors de ma chambre je vois de la fumée et une flamme dans la maison des voisins », a-t-il affirmé.

Pris de panique, la mère de la fillette de 8 ans en larme demande où se trouve son enfant et le béninois de répondre qu’elle est sortie et certainement que la confusion elle a fui.

Pendant ce temps, le feu s’attaquait à deux autres maisons contigües, elles ont été épargnées grâce à l’arrivée des sapeurs pompiers près d’une heure après que l’incendie ne débute.

Pendant que les sapeurs pompiers sont à pied d’œuvre, arrive la mère de quatre enfants qui ont été sortis de la maison, il est plus de 4h (3h GMT) du matin, mais complètement ivre, alors que le feu s’est déclaré vers 2h (1h GMT) du matin.

La mère (une jeune femme de 27 ans, nommé Prisca Abouyi, ndlr) dans un état d’ébriété ne cherche pas, le nourrisson qui ne répond pas à l’appel parmi ses rejetons, préfère d’abord amener un des enfants extirpé des flammes qui a été brûlé légèrement au niveau de la jambe et la fesse à l’hôpital.

Pour sa part, la mère de la fillette de 9 ans et les autres voisines s’activent la recherché dans les environs en vain.

La suspicion commence par gagner les badauds. Les soldats du feu cependant poursuivent leur travail, en débarrassant tôles et autres objets calcinés.

Vers 4h 30mm (3h 30mm GMT), l’ambulance des sapeurs pompiers arrive, suivi quelques minutes après d’une voiture de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) et des éléments de la police judiciaire.

La nouvelle tombe comme un couperet, les restes de deux enfants ont été retrouvés partiellement calcinés.

En fait, la fille de 8 ans qui a été vu par le béninois lorsqu’il a évacué les 4 autres enfants n’habitait pas cette maison. Elle serait allée dormir là-bas pour garder le nourrisson de la jeune mère qui, toutes les nuits abandonnait sa progéniture pour aller s’enivrer.

Pour le voisinage, la jeune fille lors de l’opération aurait déjoué la vigilance du Béninois pour repartir dans la chambre pour récupérer le bébé, c’est alors qu’elle a été pris au piège des flammes qui se propageaient à grande vitesse.

Selon le propriétaire, cette jeune femme qui vit en concubinage avec un monsieur qui travaille à la Société gabonaise de sécurité (SGS) devait libérer la maison au plus tard lundi dernier.

Trois jours avant le drame, la fourniture d’électricité leur avait été interrompue par un autre voisin qui leur alimentait. Une bougie serait à l’origine de cet incendie meurtrier.

La mère des enfants survivants est gardée à vue depuis lundi matin par la police judiciaire pour nécessité d’enquête.


IM/IM

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