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Gabon : le Haut-Ogoué se donne une verte mine
Publié le vendredi 5 septembre 2014   |  Jeune Afrique




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Manganèse à Moanda, uranium à Mounana, sucrerie à Ouellé, café à Kayié... L'économie de la province repose sur les produits de sa terre. Aujourd'hui, ils gagnent en valeur ajoutée et lui profitent plus.

L'économie du Haut-Ogooué doit beaucoup à ses abondantes ressources minières. Deuxième producteur de manganèse à haute teneur, la Comilog (Compagnie minière de l'Ogooué), filiale du groupe français Eramet, représente 15 % du marché mondial.

Générant plus de 3 000 emplois directs et indirects, elle est aussi le deuxième employeur du pays et un véritable pilier pour la ville de Moanda (42 000 habitants). Son poids est renforcé par la Société d'exploitation du Transgabonais (Setrag, sa filiale à 84 %), qui gère depuis 2005 les 670 km de voie ferrée reliant Franceville au port minéralier d'Owendo, en banlieue de Libreville. Mais ces activités ne vont pas sans quelques désagréments.

Défenseurs de l'environnement

"Plusieurs milliers de tonnes de fines de manganèse ont été déchargées dans la rivière Moulili sur plusieurs kilomètres, remplissant complètement son lit", constate un rapport de l'ONG gabonaise Brainforest, chargée par la Comilog de faire l'état des lieux des dégâts causés par cinquante-deux années d'exploitation d'une mine de manganèse à Moanda, l'une des principales villes minières de la province.

Avec le barrage de Grand-Poubara, les industriels peuvent faire tourner de nouvelles usines.

Face à la pression des défenseurs de l'environnement, la filiale n'avait plus d'autre choix que de prendre ses responsabilités. En 2010, elle a donc lancé un programme de réhabilitation destiné à limiter l'impact de ses activités sur l'environnement.

Côté uranium, c'est un autre groupe français, la Compagnie des mines d'uranium de Franceville (Comuf, filiale du CEA puis d'Areva), qui, de 1960 à 1999, a exploité les mines souterraines et les gisements à ciel ouvert situés aux abords de la capitale provinciale, ainsi qu'à Boyindzi, Oklo (54 % de la production), Okélobondo et Mikouloungou.

La baisse des cours du minerai a contraint la Comuf à cesser son exploitation en juin 1999, après épuisement des derniers gisements rentables. Mais le groupe français n'a pas quitté la province pour longtemps. Fin 2006, le ministère gabonais des Mines a autorisé Areva à reprendre des activités de prospection, et quatre permis de recherche minière de 2 000 km2 chacun lui ont été octroyés. Encouragé par les premiers résultats, en 2008, le groupe a créé Areva Gabon, sa filiale à 100 %, dont le siège est à Franceville.

Haut de gamme

Dès le milieu des années 1970, l'État a voulu réduire la dépendance de la province aux industries extractives et diversifier ses activités. D'importants projets agro-industriels se sont développés, parmi lesquels celui de la Sucrerie africaine du Gabon (Sucaf Gabon), basée à Ouellé, non loin de Moanda et de Franceville. Filiale depuis 2010 du groupe français Somdiaa, Sucaf Gabon est une affaire qui tourne. La société, qui représente 500 emplois directs et 600 indirects, exploite 4 400 hectares de plantation, qui produisent environ 280 000 tonnes de canne à sucre et 26 500 t de sucre par an.
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