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Oye Mba : «La dissolution de l’UN était une manière de verrouiller le système pour la présidentielle de 2016»
Publié le mercredi 6 aout 2014   |  Gabon Review


Casimir
© Autre presse
Casimir Oyé Mba, ancien Premier ministre d’Omar Bongo et ancien gouverneur de la Banque des États d’Afrique central (BEAC)


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De la situation administrative de son parti à l’avenir du pays, en passant par les 5 premières années du mandat d’Ali Bongo, l’ancien Premier ministre s’est prêté aux questions du bimensuel AZ. Morceaux choisis.

Ancien Premier ministre passé à l’opposition, Casimir Oyé Mba est l’un des vice-présidents de l’Union Nationale (UN, opposition). Se prononçant, dans une interview accordée au bimensuel AZ, sur la dissolution de ce parti, il affirme rejeter cette décision. Pour lui, le pouvoir en place s’est servi d’un prétexte pour disqualifier un adversaire redoutable et ouvrir un boulevard à l’actuel président de la République. «(C’est) une décision que nous n’acceptons pas. Pour nous, l’Union Nationale est toujours présente dans l’esprit de ses dirigeants et ses militants.», martèle-t-il tout de go, expliquant : «Prétextant d’un acte posé par André Mba Obame, même si cela s’est passé au siège de l’Union Nationale, le pouvoir a saisi cette occasion pour dissoudre notre parti en 2011 ( sur la base d’un) simple arrêté du ministère de l’Intérieur». Et d’ajouter : «Depuis lors nous nous battons pour essayer de faire réhabiliter notre parti car un pays qui se prétend démocratique ne dissout pas les partis politiques (…)», avant de trancher : «Quand on regarde bien, on comprend que c’était une manière pour Ali Bongo de verrouiller le système pour l’élection présidentielle de 2016».

Sur sa lancée, il dresse un bilan peu flatteur de l’état du pays et donne le sens de son engagement. «Nous dénonçons les travers. Nous dénonçons les turpitudes réelles que nous constatons dans la gouvernance de notre pays», dit-il, poursuivant : «Nos aspirations à nous sont les mêmes que celles de tous les autres Gabonais. Nous voulons que notre pays avance». «Je suis sûr qu’il y a aussi des gens au PDG qui voient les mêmes tares que nous dans l’opposition. A la seule différence que quand ils voient ces forfaitures, ils préfèrent se taire. Moi je les dénonce, parce que je veux qu’elles soient corrigées, qu’elles disparaissent», assène-t-il. Pour lui, «le Gabon a des atouts». Et bien qu’il soit convaincu que « le grand handicap du pays, c’est sa population», il estime que «tous les autres problèmes (…) peuvent être résolus». «Si les Gabonais font preuve de lucidité et de courage, on peut les résoudre en faisant des efforts sur nous-mêmes. Soyons simplement déterminés et résolus à le faire. Evitons d’être égoïstes pour ceux qui sont sur le haut de l’échelle (…) Moi je crois que c’est possible», lance-t-il.

Revenant sur l’état du pays et singulièrement sur le bilan d’Ali Bongo depuis son accession à magistrature suprême en 2009, il affirme que les problèmes de fond demeurent et que les causes profondes du mal gabonais n’ont jamais été éradiquées : «La problématique économique générale (…) demeure la même dans le fond depuis toujours. Que ce soit sous Omar Bongo Ondimba où sous l’ère Ali Bongo. Quelle est cette problématique ? Il s’agit pour le pays d’élever de manière significative et progressive, bien sûr, le bien-être social des Gabonais (…) J’attends de voir la traduction et d’apprécier la concrétisation en actes des bons principes du pouvoir. Je souhaite donc voir enfin notre pays mieux géré qu’il ne l’est aujourd’hui», dit-il.

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