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Education : les lycéens à nouveau en colère
Publié le mardi 3 decembre 2013   |  Gabon Review




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Pendant que les réflexions et les stratégies sont en élaboration par les autorités compétentes pour sortir le Gabon de la crise qui bloque son système éducatif depuis deux mois déjà, les lycéens dans certaines capitales provinciales du pays ont décidé, le 2 décembre 2013, d’emboiter le pas à leurs ainés, membres de la Convention nationale des syndicats du secteur de l’éducation, en vidant les salles de classe pour dire «non aux nouvelles réformes» en vigueur dans l’éducation.

Après avoir un premier essai pendant l’année scolaire 2012-2013, les réformes du système éducatif gabonais portant notamment sur la création de deux étapes pour l’obtention du Baccalauréat sont combattues par les élèves. Pour empêcher la pérennisation de ces modifications, les lycéens du Lycée Léon Mba à Libreville, ceux du Lycée Jean-Jacques Boucavel à Mouila ainsi que d’autres à Oyem sont sortis de leur réserve, le 2 décembre 2013, pour signifier leur vœu d’un retour à l’ancien système.

En lançant leur mouvement d’humeur devant le lycée national Léon Mba à Libreville, au gouvernorat de Mouila, et sur la route de la maison du parti démocratique gabonais (PDG) au Oyem où ils ont été interceptés par les forces de l’ordre, ces jeunes qui se disent exaspérés par la situation qui prévaut actuellement dans le secteur de l’éducation, ont exprimé les mêmes revendications d’une province à une autre, à savoir : «non aux nouvelles réformes».

«Nous sommes hors de nos classes pour une raison, voir un but précis. Notre mouvement d’humeur se fonde sur les réformes actuelles que le ministre de l’Education nationale a prises. Nous ne voulons pas de ces réformes. Tant que ces réformes ne seront pas annulées, nous lycéens, nous ne regagnerons pas nos salles de classe», a déclaré un certain Frédéric, se déclarant porte-parole des lycéens de Léon Mba.

«Parlons un peu du Bac qui est la priorité de la majorité des élèves ici. Nous ne voulons pas d’un bac à un tour quand on sait dans quelle situation l’éducation gabonaise se trouve actuellement. On nous apporte une réforme en nous berçant que, c’est quelque chose de bien pour les élèves or nous savons ce qui se cache derrière», a indiqué un lycéen de Léon Mba sous le couvert de l’anonymat.

«Comment admettre qu’un élève qui a 3de moyenne en classe de 3e, se retrouve en classe de seconde parce qu’il y a eu un examen intermédiaire appelé Brevet d’études de premier cycle, et que, quelqu’un qui a 13 de moyenne se retrouve redoublant parce qu’il n’a pas eu le Bepc. Chose qui n’est pas normale. Le Bepc ne justifie pas du niveau d’un élève en seconde. Ce n’est pas l’examen qui justifie le passage d’un enfant», a fustigé le même lycéen.

«Nous réclamons les anciennes réformes, avant on avait le concours, le Bepc et le Bac. Aujourd’hui le concours n’existe plus et c’est l’obtention du certificat d’études primaires et le Brevet d’études de premier cycle et les moyennes de classe qui déterminent maintenant le passage en 6e, en 2nde. Il faut le Bepc pour espérer aller en 2nd or ce n’est qu’un diplôme. Il nous semble que le système veut faire la promotion des médiocres en instaurant ces réformes», a renchéri une des lycéennes sous le couvert de l’anonymat.

Aucun membre de l’administration rencontré sur les lieux de la manifestation n’a souhaité répondre à nos interrogations. «Pour que nous regagnions nos salles de classe, il faudra que le Bac à deux tours soit remis, que l’ancien système du Bepc soit également remis», ont exigé les lycéens d’un commun accord.

Malgré les indications des autorités quant à la reprise des cours, décrétée depuis une semaine déjà, le mot d’ordre ne serait respecté qu’à 20% environ dans les différents établissements publics du Gabon. Bien que présent dans les établissements, les enseignants refusent de regagner leurs salles de classe.

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