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La BAD prévoit une accélération de la croissance au Gabon portée par le manganèse, le fer et les investissements publics
Publié le jeudi 6 juin 2024  |  Le Nouveau Gabon
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© Autre presse par DR
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La Banque africaine de développement (BAD) prévoit une légère accélération de la croissance de l’économie gabonaise au terme de cette année, selon des prévisions contenues dans les perspectives économiques de l’Afrique édition 2024, le rapport du groupe de la BAD publié à Nairobi, au Kenya, dans le cadre des 59èmes assemblées annuelles de la banque. Selon l’institution financière, elle devrait atteindre 2,8 % en 2024 et 2,9 % en 2025, marquant une hausse par rapport au taux de croissance économique de l’année 2023, qui avait ralenti à 2,3 % par rapport à l'année précédente, en raison de la baisse des cours du pétrole liée à la faiblesse de la demande internationale.

En 2024, cette hausse de la croissance économique, selon les prévisions de la BAD, devrait être portée par le dynamisme du secteur minier (manganèse, fer) et les investissements publics dans les infrastructures. L’institution financière africaine prévoit par ailleurs une baisse de l’inflation, qui devrait passer en dessous de l’objectif de 3 % fixé par la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, pour atteindre 2,5 % en 2024 et 2,3 % en 2025, grâce à la politique monétaire restrictive de la banque centrale.

Par contre, le déficit du budget public devrait continuer à se détériorer, pour atteindre 1,1 % du PIB en 2024, avant de s’améliorer à 0,7 % en 2025, en raison de l’augmentation des dépenses publiques (salaires, dépenses d’investissement). Le solde courant devrait s’améliorer en prévision de la hausse des cours des matières exportées (pétrole, manganèse, bois, etc.), passant à un déficit de 0,9 % du PIB en 2024 avant de revenir à un excédent de 0,5 % en 2025.

« Toutefois, ces performances économiques dépendent de l’évolution de la situation politique et institutionnelle nationale après le coup d’État du 30 août 2023 et de la capacité de l’État à mobiliser des ressources, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. La croissance à court terme pourrait également être influencée par la géopolitique au Moyen-Orient ainsi que par les politiques restrictives de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et d’autres pays producteurs de pétrole, qui auront une incidence sur les cours et l’offre de pétrole », a indiqué la BAD dans son rapport.

Le Gabon devrait également continuer de travailler à la diversification de son économie afin de réduire sa dépendance « excessive » à l’égard du pétrole.
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