Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment
Accueil
News
Politique
Article
Politique

Libreville, capitale de l’insécurité ? Le casse-tête du Gabon après l’intrusion chez le président de la CEEAC
Publié le lundi 22 janvier 2024  |  Gabon Review
147e
© Autre presse par DR
147e Session de l’Union Interparlementaire : Jean François Ndongou attendu à Luanda
Comment


Que s’est-il passé à la résidence du président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), Gilberto da Piedade Verissimo, dans la matinée du mercredi 17 janvier 2024 ? Un communiqué du gouvernement gabonais indique en effet que le domicile officiel de ce diplomate angolais, situé dans le 1er arrondissement de Libreville, a été visité par cinq personnes armées. Plus de peur que de mal à l’issue de cette effraction. Mais des choses et d’autres se disent autour de cette invasion et les autorités gabonaise tentent de calmer le jeu.

La résidence officielle du président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), Gilberto da Piedade Verissimo, située dans le Haut de Gué-Gué, un quartier huppé du premier arrondissement de Libreville, a été visitée par des individus armées et inconnus. Le diplomate angolais l’a fait savoir, le 18 janvier, au gouvernement gabonais qui, 24 heures plus tard, a indiqué l’ouverture d’une enquête a été ouverte pour pouvoir dénouer le nœud de l’écheveau. Entre temps, le ministère angolais des Affaires étrangères a convoqué, vendredi, le Chargé d’affaires de l’ambassade du Gabon en Angola, Wilfrid Ndundji Mundungue, en vue d’explications sur cet événement inhabituel.

Au Gabon, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité a indiqué qu’en tant que «garant de la sécurité publique», il réaffirme que «conscient de sa réputation d’hospitalité et de son rang diplomatique en Afrique, le Gabon n’entend pas se départir de ses engagements internationaux et communautaires en matière de protection des diplomates».

Le président de la Commission de la CEEAC avait, le jeudi 18 janvier 2024, saisi le gouvernement gabonais par Note verbale pour l’informer de ladite intrusion dans sa résidence. Que venaient-ils y faire ? Qu’ont-ils fait après être entrés dans l’enceinte de la résidence ? Où étaient les agents de sécurité au moment de l’infraction ?

S’il n’y a pas encore de réponses à ces questions, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité fait observer qu’«aussitôt informés, les services de police se sont promptement rendus sur les lieux avec le consentement de l’Ambassadeur, aux fins de procéder aux constatations usuelles, en présence constante de son assistante». Dans l’attente des conclusions de l’enquête ouverte en vue de déterminer les auteurs de cet acte regrettable et les conditions dans lesquelles il a été commis, le gouvernement rassure et assure qu’il reste saisi et suit avec grande attention, le déroulement de la procédure.

Brouille diplomatique ?

L’affaire est diversement commentée dans les chaumières à Libreville. Certains observateurs estiment qu’elle pourrait être en lien avec la bisbille diplomatique entre le Gabon et l’Angola, née du souhait des autorités de Luanda de délocaliser provisoirement le siège de la CEEAC en Guinée Équatoriale. La demande avait d’ailleurs été faite de manière officielle, le 15 décembre dernier, lors du sommet de cette organisation régionale à Malabo. Mais, les autres chefs d’États et de gouvernement s’y étaient opposés et avaient rejeté la proposition, malgré les sanctions maintenues contre le Gabon.

A ce jour, l’Angola d’ailleurs le seul pays de la région à n’avoir pas accueilli les nouvelles autorités gabonaises sur leurs terres en dépit des signaux positifs affichés, à l’exemple notamment du chronogramme de la transition, la régularisation des arriérés auprès des bailleurs de fonds, la mise en place d’un gouvernement de large ouverture.

La brouille diplomatique peut-elle expliquer cette situation au domicile du président de la CEEAC ? Rien n’est moins sûr. Toujours est-il que l’Angola s’est saisi de cette intrusion à la résidence de son diplomate à Libreville.
Commentaires


Comment