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Ali Bongo prévoyait l’installation d’une base militaire chinoise au Gabon
Publié le vendredi 8 septembre 2023  |  Gabon Review
Ali
© Gabon Review par DR
Ali Bongo et Xi Jinping en Afrique du sud
Jeudi 3 décembre 2015
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Le président déchu avait donné son accord oral à Xi Jinping pour l’installation d’une base navale chinoise sur la presqu’île de Mandji, à Port-Gentil. Le général Brice Clotaire Oligui Nguema va-t-il faire aboutir ce projet vu d’un mauvais œil par la France et les États-Unis ?

Dans sa volonté de renforcer les relations de coopération entre les deux pays, Ali Bongo était prêt à aller loin, voire trop loin. Le président déchu avait par exemple accepté que le Gabon accueille une base navale chinoise. Selon Africa Intelligence qui révèle ce projet pour le moins étonnant, c’est sur la presqu’île de Mandji, à Port-Gentil, qu’il avait prévu d’installer ce complexe militaire dirigé par la Marine de l’Armée populaire de libération (MAPL) qui devait ainsi implanter sa première base sur la façade atlantique et sa seconde sur le continent, après celle de Djibouti, dans le golfe d’Aden. À la suite des négociations entamées il y a plusieurs mois, l’ex-président gabonais avait donné son accord oral.

Aujourd’hui à la tête du pays et informé des intentions d’Ali Bongo, le général Brice Clotaire Oligui Nguema va-t-il lui aussi donner son aval pour la matérialisation de ce projet ? La position du président de la Transition est attendue sur ce sujet. Pour leur part, les États-Unis et la France ont déjà exprimé leurs inquiétudes sur la question. En mars 2022, rappellent nos confrères, Stephen J. Townsend, ancien patron du U.S. Africa Command (Africom), avait interpellé la chambre des Représentants sur la présence potentielle de Pékin dans le golfe de Guinée et dont les navires bénéficieraient ainsi d’un accès privilégié à l’Atlantique-nord. De son côté, Alexis Lamek, ambassadeur de la France au Gabon, aurait récemment profité de son entretien avec le patron du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) pour exprimer à nouveau le refus de son pays de voir un tel projet aboutir. En juillet dernier, son compatriote, l’amiral Pierre Vandier, ancien chef d’état-major de la Marine, avait été dépêché par l’Elysée à Libreville pour tenter de dissuader Ali Bongo.

Les Chinois quant à eux devraient renforcer leur lobbying auprès du président de la Transition au Gabon. En cas de refus de celui-ci, Pékin pourrait se retourner vers Malabo (Guinée équatoriale) avec qui les négociations avaient été lancées avant l’offre de Libreville.
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