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Gabon : «Xénophobie, grève des magistrats, visite du chef de l’État», menu d’un point-presse gouvernemental
Publié le vendredi 16 juin 2023  |  Gabon Review
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© Gabon Review par DR
Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Rodrigue Mboumba Bissawou, le 15 juin 2023, à Libreville
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Les questions de xénophobie de plus en plus prégnante dans le pays, le mouvement de grève des magistrats et la tournée républicaine du chef de l’État dans l’hinterland ont constitué, ce jeudi 15 juin, l’essentiel de la Communication du porte-parole du gouvernement, Rodrigue Mboumba Bissawou. À l’occasion d’un point-presse, il a passé en revue l’actualité nationale, mettant en garde contre la récurrence des «discours à la fois xénophobes, haineux et parfois violents».

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Rodrigue Mboumba Bissawou était face aux journalistes, ce jeudi 15 juin. Plusieurs sujets d’actualité ont meublé ce rendez-vous visant à commenter l’actualité et à repréciser les centres d’intérêt du gouvernement. D’où le focus du Porte-parole sur la tournée républicaine du président de la République, Ali Bongo Ondimba à l’intérieur du pays, sur la grève des magistrats et la question de xénophobie alimentant la chronique ces dernières semaines.

Sur ce dernier point, au lendemain de la communication du Parti démocratique gabonais (PDG) qui s’est dit soucieux de l’unité et de la cohésion de la Nation, fustigeant «ces dérives verbales qui menacent le vivre ensemble», le porte-parole du gouvernement s’est également exprimé sur la question. «Je tiens à rappeler que la violence verbale peut avoir des conséquences graves et parfois difficilement maitrisables. Il nous faut faire preuve de beaucoup de retenue, de patience, de beaucoup de mesure», a-t-il indiqué.

Avec le lancement de la révision de la liste électorale, des acteurs politiques ont cru bon de scruter les fichiers affichés dans les centres d’enrôlement pour repérer et exposer les Gabonais naturalisés. Pour Rodrigue Mboumba Bissawou, «malheureusement, ce débat se posait déjà en 2016, à la veille des échéances électorales». «Nous avons l’impression qu’il s’agit d’un chronogramme bien huilé, bien coordonné», a-t-il regretté, soulignant le fait que «le Gabon a toujours été une terre d’accueil, une terre de paix» et qu’«aucun pays au monde ne s’est construit tout seul».

«Il y a toujours eu la force locale et la force étrangère. C’est ensemble que nous pouvons développer nos pays, nos Nations et nous comptons sur la responsabilité des uns et des autres», a-t-il insisté, ajoutant que «toutes ces informations qui circulent sur les réseaux sociaux ne sont pas de nature apaisante».

Sur cette actualité, il a invité à sensibiliser les populations pour éviter ce que l’on pourrait qualifier «de moments regrettables».

Le porte-voix du gouvernement est également revenu sur les tournées républicaines du président Ali Bongo au cours desquelles, il met l’accent sur «le soutien aux femmes par le biais d’un programme d’aide aux Activités génératrices de revenus (AGR), doté de 2 milliards ; aux entrepreneurs, à travers la mise en place d’un fonds de garantie doté de 7 milliards et la création d’un conseil provincial doté de 2 milliards par localité».

À propos de la grève des magistrats, il a fait savoir que le «gouvernement n’a jamais rompu le dialogue avec les partenaires sociaux», tout comme il a précisé que des efforts considérables ont été faits pour satisfaire certaines revendications, notamment la dotation en moyens roulants pour l’ensemble des chefs de juridictions, et que d’autres se font et se feront en ce qui concerne le problème des toges, la régularisation des situations administratives des magistrats et même le statut du magistrat constituant le point de blocage principal.
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