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Tensions à la mairie de Libreville : Le Conseil municipal sommé de ramener l’accalmie
Publié le mercredi 5 avril 2023  |  Gabon Review
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© Autre presse par DR
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Sur instruction du ministre de l’Intérieur, son directeur de cabinet et le gouverneur de la province de l’Estuaire ont co-présidé, lundi 3 avril, une réunion de sortie de crise avec le bureau du Conseil municipal de Libreville, en présence des maires d’arrondissement. Alors que les agents municipaux réunis en syndicats se sont à nouveau plein de l’immobilisme de leur tutelle face à leurs revendications, le but était d’amener le Conseil municipal à prendre ses responsabilités pour le retour de l’accalmie.

Dans la commune de Libreville où les agents municipaux revendiquent de meilleures conditions de vie tout en dénonçant une situation de désordre, le ministre de l’Intérieur a instruit son directeur de cabinet et le gouverneur de la province de l’Estuaire de réunir le bureau du Conseil municipal et les maires d’arrondissement le 3 avril. «Il s’agissait d’évoquer la situation qui prévaut actuellement au sein du Conseil municipal, entre le bureau du Conseil municipal et les partenaires sociaux qui ont déclenché un mouvement de grève depuis plus d’un an», a déclaré la gouverneur Françoise Dikoumba. Selon elle, une commission ad hoc de médiation a été mise en place et travaillera pendant un mois et demi avec. Des recommandations sont attendues d’elle.

«Il se trouve qu’aujourd’hui les partenaires sociaux ont débrayé à nouveau et nous avons voulu comprendre quelles en étaient les motivations et c’est ce que madame la maire et son bureau se sont efforcés à nous transmettre», a fait savoir Françoise Dikoumba. Le 30 mars, la Fédération libre des agents des collectivités locales (Fal) et le Syndicat libre des agents de la mairie de Libreville (Sylaml) ont pour ainsi dire, annoncé leur décision de claquer la porte de la commission ad hoc mise en place. À l’approche du lancement des opérations de révision de la liste électorale dont les mairies constitueront le cadre, le ministre de l’Intérieur a donc entrepris de convoquer les autorités municipales. Si elles ont été entendues, elles tout aussi été sommées de trouver une solution.

La sortie de crise ?

Selon certaines indiscrétions, «dans 48 heures. Autrement, ils seront relevés de leurs fonctions». «Madame le gouverneur et monsieur le directeur de cabinet nous ont appelés à la prise de nos responsabilités pour que nous puissions ramener l’accalmie, la paix au niveau de notre institution», a indiqué à l’issue de la rencontre, Issa Malam Salatou, 5e adjoint au maire de Libreville. S’agissant des délais il indique, «il y a toujours une solution à tout problème». «Peut-être que nous réagissons avec beaucoup de lenteur, mais nous allons nous atteler à ce que tout cela se passe très rapidement», a-t-il promis. Alors que d’aucuns se demandent si la démarche conduira à une sortie de crise, Françoise Dikoumba assure, «aujourd’hui nous sommes tombés d’accord et les décisions ont été prises par le bureau du Conseil municipal de ramener la sérénité».

Si selon le maire de Libreville Christine Mba Ndutume, les syndicalistes ont quitté la table de négociations estimant qu’ils étaient sous-représentés au niveau du bureau de la commission, les syndicalistes disent revendiquer entre autres, la nouvelle grille salariale, le départ des agents dits illégaux, ceux venus de l’extérieur et qui coûteraient 3 milliards de francs CFA par an à la mairie de Libreville. Lors de leur dernier débrayage, ils ont expliqué leur retrait par le fait que les autorités municipales s’opposeraient au dégraissage de cette institution pour placer à des postes de responsabilité leurs enfants parfois encore dans le circuit scolaire, parents, amis et connaissances. Ils dénoncent des avantages indûment perçus par le secrétaire général et les autres responsables de la mairie et exigent le retrait l’arrêté qui octroie ces avantages, et celui des textes accordant des avantages «indus» au maire à hauteur de, dit-on, «138 millions de francs CFA».
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