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Naufrage du 9 mars / Copil citoyen : À Ali Bongo pour le Cdt Mougoula, à Boukoubi pour une enquête parlementaire
Publié le lundi 20 mars 2023  |  Gabon Review
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© Autre presse par DR
Naufrage du 9 mars / Copil citoyen : À Ali Bongo pour le Cdt Mougoula, à Boukoubi pour une enquête parlementaire
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Préoccupé par le drame de l’Esther Miracle mais aussi par les 2,2 milliards inscrits dans la loi de finances 2022 pour l’achat du matériel de plongée, le Copil citoyen s’est adressé au président de la République et au président de l’Assemblée nationale, demandant à Ali Bongo de recevoir le commandant Mougoula et son équipage pour leur bravoure dans cette affaire, et à Faustin Boukoubi l’ouverture d’une enquête parlementaire sur le terrible naufrage et l’utilisation des budgets dédiés à la défense et la sécurité territoire national dont 2,2 milliards étaient affectés, en 2022, à l’achat de matériel de plongée.

Dans le cadre du naufrage du navire Esther Miracle, le Copil citoyen a écrit au président, Ali Bongo Ondimba, et au président de l’Assemblé nationale, Faustin Boukoubi. L’organisation de la société civile (OSC) demande de recevoir le Commandant Noël Mougoula et son équipe à la présidence de la République et surtout l’ouverture d’une enquête parlementaire sur le naufrage du 9 Mars.

Selon le Copil citoyen, cette tragédie qui se chiffre à 124 rescapés, 21 décédés et 16 disparus aurait pu être plus grave sans l’intervention du bateau Le Céleste de la société Peschaud avec le Commandant Noël Mougoula et son équipe. L’intervention a permis de sauver plus de 100 compatriotes. « Ailleurs, dès le premier jour, le commandant et cette équipe devraient non seulement être présentés au peuple gabonais pour leur bravoure, mais aussi être reçu officiellement par le président de la République. Le Copil citoyen constate que plus de 8 jours après cet acte héroïque aucune marque de reconnaissance», regrette Geoffroy Foumboula Libeka, porte-parole du Copil citoyen, dans un courrier à l’intention du président de la République.

Cette injustice, du point de vue du Copil citoyen devrait être corrigée, le chef de l’Etat devant recevoir le Commandant Noël Mougoula et son équipe afin de les célébrer et leur décerner l’Ordre national du Mérite. « Cette tragédie a révélé les limites de notre système de sécurité et sûreté maritime et ce, malgré les milliards inscrits chaque année au budget pour le compte du ministère de la Défense et de celui de l’Intérieur », martèle l’OSC. D’après celle-ci, si la responsabilité du naufrage est premièrement orientée vers l’armateur Royal Coast et les services du ministère des Transports, la non promptitude des secours est de la responsabilité première du ministère de la Défense et du ministère de l’Intérieur dont les missions premières portent sur la sécurité et la sûreté du territoire et de ses habitants.

Or, les services desdits ministère, apprend-on, ont été signalés sur le lieu du drame, plus de 7 heures après que l’alerte ait été donnée alors même que cette zone de drame se situerait à 20 minutes de vol en hélicoptère de Libreville. « Avec autant de milliards investis dans la défense et la sécurité de notre territoire, quel est l’Etat réel des équipements de nos forces de sécurité et de défense ? 2,2 milliards inscrits dans la loi de finances 2022 pour l’achat du matériel de plongée, qu’en est-il ? », s’interroge le Copil citoyen avant de poursuivre : « autant de questions pour lesquelles nous sollicitons la représentation nationale pour l’ouverture d’une enquête parlementaire dans l’espoir que les conclusions de cette dernière ne seront pas confisquées par votre législature comme ce fut le cas des conclusions du rapport d’enquête sur les fonds Covid », a-t-il souhaité.

La requête du Copil citoyen reste au demeurant « sans trop d’espoir » au regard de plusieurs décisions prises sous la législature de Boukoubi faisant d’elle l’une de plus triste de l’histoire démocratique du Gabon. L’OSC se rappelle notamment la confiscation des conclusions du rapport d’enquête parlementaire sur les fonds Covid, la dépénalisation de l’homosexualité, les deux modifications de la Constitution en l’espace de 2 ans, etc.
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