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Mystérieuse agression au poignard du Pr Albert Ondo Ossa
Publié le lundi 9 juin 2014   |  Gabon Review




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Alors qu’il revenait de la cathédrale Sainte-Marie, le Pr Albert Ondo Ossa, 61 ans, ancien ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur de 2006 à 2008, à été grièvement poignardé, le dimanche 8 juin à la mi-journée, devant l’ambassade de Turquie, dans le quartier des Hauts-de-Guégué, dans le premier arrondissement de Libreville.

Selon une source familiale, l’économiste Albert Ondo Ossa, professeur à la faculté de droit et des sciences économiques de l’université Omar Bongo (UOB), directeur du Laboratoire d’économie appliquée de l’UOB et ancien ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieure et de la Recherche scientifique, aurait été agressé par trois hommes alors qu’il regagnait sa résidence, de retour du culte dominical dont il a l’habitude.

En compagnie de sa nièce, l’universitaire, au volant de son véhicule, Toyota Land Cruiser, atteignait les environs de l’ambassade de Turquie, lorsqu’un véhicule, Toyota Corolla de couleur grise avec trois hommes à bord, a surgi et a percuté le sien au niveau du pare-choc avant. En conséquence de quoi, l’ancien ministre a marqué un arrêt pour s’enquérir des dégâts causés.

«C’est lorsqu’il est descendu que l’un des trois hommes lui a enfoncé un couteau au niveau de l’abdomen», a expliqué la même source, précisant qu’Albert Ondo Ossa s’est brusquement effondré, sous le regard impuissant de sa nièce restée assise dans la voiture. Les trois hommes auraient aussitôt redémarré leur véhicule et se seraient évanouis dans la nature, laissant leur victime gisant sur le lieu de l’agression. Un brave passant s’est porté au secours de l’ancien ministre, grièvement touché, et l’a été transporté dans une polyclinique de la ville. Une autre source proche de la famille, a laissé entendre que l’ancien ministre d’Omar Bongo s’en serait tiré avec une large blessure. «Il avait les intestins presque dehors. Le choc était très violent. Ils l’ont fait dans le but de le tuer», soutient la source qui n’exclue pas une tentative d’assassinat politique.

Interné dans une célèbre polyclinique de Libreville, l’universitaire a subi une intervention chirurgicale avant d’être admis en réanimation. Si son son pronostic vital n’est pas engagé, les médecins l’ont soumis, par acquis de conscience, à des examens médicaux visant à déterminer si le couteau utilisé par ses agresseurs n’était pas empoisonné. Il faut dire que cet acte ramène au souvenir de l’assassinat, en novembre 2009, de René Ziza, alors directeur général du Conseil gabonais des Chargeurs (CGC) : l’opinion avait conclu à l’utilisation d’un poignard empoisonné.

Selon toute vraisemblance, les agresseurs du Pr Ondo Ossa le filaient depuis l’église où il avait pris part au culte dominical en compagnie de certains proches. Ils auraient feint de percuter son véhicule afin de le contraindre à marquer un arrêt. Dès l’annonce de son agression, de nombreuses personnes ont pris d’assaut la devanture de la polyclinique où il a été interné, attendant la moindre information sur la santé médicale de l’économiste gabonais le plus brillant de sa génération. Des leaders politiques tels que Jean Ping, Jacques Adiahénot, Pierre Amoughe Mba, entre autres, sont allés à son chevet.

La dernière grande sortie publique d’Albert Ondo Ossa date du 1er février dernier, lorsque, à la faveur du tout premier séminaire atelier du courant de l’Union nationale (UN, opposition) dit Souverainistes, il avait livré une communication titrée «Endettement et croissance» à travers laquelle il s’interrogeait sur les mécanismes et les arguments qui permettent aux autorités gabonaises de se réjouir de la performance du pays, même si ses effets sont difficilement appréciable sur la population. Ce jour-là, Jean Ping avait officiellement annoncé sa rupture avec le système au pouvoir.

Guy-Bertrand Mapangou, le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique, de l’immigration et de la décentralisation, donne une conférence de presse, ce 9 juin, au sujet de cette agression.

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